France : 2 blessés lors d'un incident dans une centrale nucléaire

05/09/12 à 17:39 - Mise à jour à 17:39

Source: Le Vif

De la vapeur d'origine chimique se serait échappée de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans l'est de la France. Selon EDF, deux personnes ont été légèrement brûlées.

France : 2 blessés lors d'un incident dans une centrale nucléaire

© Reuters

Un accident qui risque de relancer le débat sur la fermeture des centrales nucléaires. Un dégagement de vapeur d'origine chimique a été constaté sur la centrale nucléaire de Fessenheim, dans l'Est de la France. "Ce n'est pas un incendie", a estimé la préfecture, selon les premières informations dont elle disposait. "Il y a eu un dégagement de vapeur d'eau oxygénée produit suite à l'injection dans un réservoir de péroxyde d'hydrogène qui a réagi avec de l'eau", a ajouté un porte-parole.

Selon EDF, deux personnes ont été légèrement blessées à travers leurs gants. Les pompiers du Haut-Rhin "sont en cours d'intervention, avec une cinquantaine d'hommes sur place", a précisé un officier du Codis. "D'après les premières informations, il y a des victimes, mais nous n'en savons pas plus pour l'instant", a-t-il ajouté.

Ce n'est pas la première fois que des incidents sont à déplorer sur ce site. En avril dernier, un départ de feu est survenu dans la salles des machines de l'unité de production n°2, la partie non-nucléaire du site. L'incendie avait été rapidement maîtrisé par les pompiers.

Débat autour de la durée de vie de Fessenheim

Lors de la campagne présidentielle, François Hollande a promis de fermer la centrale de Fessenheim, la plus ancienne du parc électronucléaire français. Mis en service en 1977 pour une durée de fonctionnement initialement prévue à quarante ans, le site de Fessenheim est critiqué par les antinucléaires européens qui dénoncent son âge, les risques de séisme et d'inondation.
Un audit de sécurité commandé à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a écarté la fermeture de la centrale en déclarant en janvier tous les réacteurs du parc français bons pour le service moyennant des travaux de sécurité supplémentaires pour un surcoût évalué à 10 milliards d'euros.

LeVif.be avec L'Express

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