Forte affluence dans les bureaux de vote à Paris

06/05/12 à 16:28 - Mise à jour à 16:28

Source: Le Vif

Dans les bureaux de vote de Paris et sa banlieue, sous un ciel gris et menaçant, les électeurs exprimaient dimanche l'apparent paradoxe de la présidentielle en France: une forte volonté de participer au vote pour un choix qui ne suscite pourtant pas l'adhésion.

Forte affluence dans les bureaux de vote à Paris

© Image Globe

"J'ai voté pour le moins pire. Je n'ai pas d'espoir pour ce vote. Rien ne va changer", commentait fataliste Aurélie Briandet, 33 ans, qui n'a pas dit quel bulletin elle avait glissé dans l'urne.

Dans un contexte de crise de la zone euro, de chômage, et de croissance économique plate, les Français savent que les temps seront difficiles, qu'ils élisent le président sortant Nicolas Sarkozy ou son adversaire socialiste, François Hollande.

Devant le même bureau de vote du XXe arrondissement de Paris, un quartier populaire de la capitale, Véronique Chiloux, une comédienne de 47 ans, réclame plus de justice sociale et a placé ses espoirs dans une présidence Hollande. "J'ai voté pour Francois Hollande. Je veux plus de justice, d'équité.", dit-elle.

Les discours de Nicolas Sarkozy sur l'immigration et la sécurité, destinés à récupérer les voix de l'extrême droite, ont aussi choqué une partie des électeurs. "La droite, ce n'était pas l'extrême droite. C'est important que ce pays garde des valeurs républicaines, de partage. Pour moi, qui ai été naturalisée, la France reste une terre d'asile", disait Rusan Demir, jeune femme de 30 ans, d'origine turque.

A l'opposé sociologique du XXe arrondissement, l'ambiance n'est guère plus enjouée à Neuilly-sur-Seine, la très riche banlieue parisienne dont Nicolas Sarkozy a été le maire de 1983 à 2002. Même si le vote, sans surprise, va très majoritairement au président sortant.

"C'était clair depuis le début", renchérit Yvan Le Muet, 52 ans, qui dit avoir voté "contre le pire" et trouvé la campagne "nulle". "Il n'y avait aucun débat, pas d'idées, pas de propositions. Cela s'est fait uniquement sur la défensive", ajoute-t-il.

Avec Belga

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