Football et politique: En Égypte, la revanche des pharaons

23/05/18 à 09:30 - Mise à jour à 09:37
Du Le Vif/L'Express du 18/01/18

A travers les trente-deux pays qualifiés pour la Coupe du monde 2018, Le Vif/L'Express montre combien le sport roi et la politique sont intimement liés. Dixième volet : comment le football égyptien relève la tête après les déboires du Printemps arabe et le terrible massacre de Port-Saïd, au cours duquel 74 supporters furent tués en 2012.

Le 8 octobre 2017, la place Tahrir (de la libération, en français) vibre, une nouvelle fois. Cela faisait bien longtemps que ce haut lieu du Caire n'avait plus connu une telle poussée de fièvre. Depuis les rassemblements du Printemps arabe, en 2011, en réalité. Carrefour symbolique de la protestation, la place a retrouvé, depuis, les colonnes de l'anonymat. Le nouvel homme fort égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, tient la capitale d'une main de fer et son régime militaire y a interdit tout regroupement. Symbole à l'époque d'une liberté d'expression retrouvée au Proche-Orient, le pays des pharaons a glissé sous une nouvelle chape de plomb pour éviter tout risque de déstabilisation. Tel est le prix de la realpolitik. Mais ce jour-là, la folie s'empare de la capitale. Et tout semble à nouveau permis.
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires