Etats-Unis : les candidats républicains s'étrillent

08/01/12 à 10:58 - Mise à jour à 10:58

Source: Le Vif

Trois jours avant les élections primaires républicaines dans l'Etat du New Hampshire, les six candidats ont vivement débattu dans une émission télévisée. Le favori, Mitt Romney, est la cible de toutes les attaques.

Etats-Unis : les candidats républicains s'étrillent

© Reuters

Ils n'ont pas ménagé leurs critiques. Les candidats républicains à l'élection présidentielle américaine se sont écharpés, ce samedi, lors d'un débat télévisé dans le New Hampshire. Les élections primaires se tiennent mardi dans cet Etat.

Mitt Romney, favori des sondages pour devenir le républicain qui sera opposé à Barack Obama lors de l'élection présidentielle de novembre prochain, a subi un feu roulant des attaques de ses cinq adversaires. Le passé d'homme d'affaires de l'ancien gouverneur multi-millionnaire du Massachusetts a été une cible de choix pour ses adversaires.

"Le commandant en chef de ce pays n'est pas un gestionnaire. Le président doit diriger, ce n'est pas un PDG. Et nous avons besoin de quelqu'un qui nous inspire", a lancé l'ancien sénateur de Pennsylvanie Rick Santorum.

L'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich a mis en doute le bilan de Mitt Romney, se demandant si les gens des entreprises qu'il avait gérées "s'en étaient trouvés mieux ou moins bien".

"Les gens qui passent leur vie à Washington ne comprennent pas ce qui se passe dans la vraie économie", a répliqué Mitt Romney, très à l'aise tout au long du débat.

Obama lui aussi vivement critiqué

Ron Paul, le candidat libertarien de 76 ans, populaire chez les jeunes, a notamment accusé le très catholique Rick Santorum, qui a fait un score inattendu dans l'Iowa, arrivant 2eme à huit voix seulement de Mitt Romney, d'être "corrompu" et d'avoir gagné "beaucoup d'argent" grâce aux groupes de pression. Et a ajouté que Newt Gingrich est un "lâche" pour n'avoir pas servi dans l'armée.

Et à trois jours de la primaire du New Hampshire, premier Etat à tenir ces élections qui, Etat après Etat, serviront à désigner l'opposant républicain de Barack Obama à l'élection présidentielle de novembre, les candidats ont fait feu de tout bois contre le président, critiquant sa politique étrangère et sa politique économique, en dépit de la récente amélioration des chiffres du chômage.

"Le président Obama va essayer de le porter à son crédit, mais ce n'est pas grâce à lui. Sa politique a aggravé la récession et a rendu les choses plus difficiles pour les petites entreprises", a accusé Mitt Romney. "C'est comme si le coq disait qu'il est responsable du lever du soleil. Il n'y est pour rien", a-t-il asséné.

Un deuxième débat prévu

En politique étrangère, Barack Obama "a fait des erreurs à chaque virage", a estimé Rick Santorum, tandis que le gouverneur du Texas Rick Perry critiquait l'"énorme erreur" d'avoir retiré les troupes américaines d'Irak.

Mitt Romney a également accusé Barack Obama d'avoir "mis l'Amérique sur le chemin du déclin", et Newt Gingrich a dénoncé un président "voulant désespérément créer un modèle radical socialiste européen".

"Nous sommes au bord de la guerre civile en Afghanistan", a par ailleurs déclaré l'ancien ambassadeur des Etats-Unis en Chine Jon Huntsman, un modéré qui joue son va-tout dans le New Hampshire.

Les six candidats à l'investiture républicaine, dont le débat sur le campus de l'université Saint Anselm à Goffstown, à la périphérie de Manchester, était retransmis en direct sur la chaîne de télévision ABC, doivent se retrouver dimanche matin pour un deuxième débat télévisé.

Les derniers sondages donnent Mitt Romney très largement devant ses concurrents, à plus de 40% des intentions de vote. Mais les électeurs du New Hampshire sont connus pour ne se décider souvent qu'à la dernière minute, et pour réserver parfois quelques surprises.

Le vif.be, avec L'Express.fr

En savoir plus sur:

Nos partenaires