Espionnage: l'Otan ne se sent pas concernée

04/07/13 à 17:50 - Mise à jour à 17:50

Source: Le Vif

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a affirmé jeudi que l'affaire d'espionnage d'institutions européennes par les Etats-Unis n'était pas "un problème pour l'Otan" et que "la sécurité" informatique de l'Alliance atlantique n'avait pas été menacée.

Espionnage: l'Otan ne se sent pas concernée

© Reuters

"L'Otan n'est pas concernée" par l'affaire et "je ne considère pas qu'elle est un problème pour l'Otan", a déclaré M. Rasmussen au cours d'une conférence de presse à Bruxelles. De ce fait, "je n'ai aucune raison de penser que la sécurité de l'Otan a été menacée d'aucune façon", a-t-il ajouté, en précisant n'avoir "pas été en contact" avec les Américains sur ce sujet.

M. Rasmussen a également indiqué "n'avoir aucune information sur une présence de la NSA (l'agence de renseignement électronique) au sein de la représentation des Etats-Unis" au siège bruxellois de l'Otan. Les Etats-Unis sont les principaux contributeurs au budget et aux moyens de l'Otan, qui réunit 28 pays d'Europe et d'Amérique du nord. Pour M. Rasmussen, ancien Premier ministre libéral danois, "les Européens et leurs alliés nord-américains devraient travailler plus étroitement, non seulement dans le domaine de la sécurité mais aussi en économie". "C'est pour cela que j'accueille très favorablement le lancement des négociations commerciales entre l'Union européenne et les Etats-Unis", a-t-il ajouté.

L'hebdomadaire allemand 'Der Spiegel' a affirmé samedi, sur la base de documents fournis par l'ancien consultant américain Edward Snowden, actuellement en fuite, que les États-Unis espionnaient des locaux de l'UE aux États-Unis et à Bruxelles, ainsi que les connections téléphoniques et internet de plusieurs pays européens.

Depuis sa création en 1949 et son installation à Bruxelles en 1966, l'Otan a été confrontée à plusieurs scandales d'espionnage, qui ont essentiellement impliqué des agents de l'ex-URSS ou de ses ex-alliés d'Europe de l'est. "Mais l'espionnage existe aussi entre nous, les membres de l'Otan", selon un diplomate. L'Otan a fait de la lutte contre les cyber-attaques une priorité et a annoncé en juin la création d'une unité d'action rapide destinée à protéger ses réseaux informatiques.

Nos partenaires