Espagne: un nouveau jugement conclut au financement illégal du Parti Populaire de Rajoy

11/06/18 à 19:17 - Mise à jour à 19:17

Source: Afp

Un nouveau jugement a conclu lundi en Espagne à un financement illégal du Parti Populaire (PP) de Mariano Rajoy, dix jours après la chute de l'ancien chef du gouvernement suite à la condamnation du PP dans un méga-procès pour corruption.

Espagne: un nouveau jugement conclut au financement illégal du Parti Populaire de Rajoy

Mariano Rajoy © AFP

Dans ce nouveau jugement, le PP, qui est empêtré dans plusieurs scandales de corruption, se voit reprocher d'avoir financé ses campagnes électorales de 2007-2008 dans la région de Valence (est) "d'une façon tellement et absolument irrégulière qu'elle était délictueuse", indique un communiqué du tribunal.

Dix-huit prévenus ont été condamnés à des peines allant de 4 mois à plus de 6 ans de prison, dont l'ancien secrétaire général régional du PP, Ricardo Costa, condamné à quatre ans de détention.

Ce dossier est un volet secondaire de la retentissante affaire "Gurtel", qui a valu à M. Rajoy d'être renversé le 1er juin par une motion de censure présentée par le socialiste Pedro Sanchez qui lui a succédé à la tête du gouvernement.

M. Rajoy avait annoncé quelques jours plus tard qu'il mettait fin à sa longue carrière politique.

Dans le volet principal de l'affaire "Gurtel", le PP avait été condamné en mai à rembourser plus de 245.000 euros pour avoir bénéficié d'un "financement illégal", dans le cadre d'un système de versement de pots-de-vin à des élus et des responsables du PP en échange de contrats publics.

La justice avait infligé un total de 351 ans de prison aux prévenus, dont 33 ans de détention à un ancien trésorier du parti.

Lundi, le juge a conclu qu'en finançant illégalement le PP de la région de Valence, les entrepreneurs se plaçaient en situation privilégiée, "pour ne pas dire de monopole", pour obtenir des contrats de l'administration régionale.

Si l'enrichissement personnel des élus n'a pas été démontré, le magistrat souligne que leurs actes ont été commis "par pure ambition politique de parvenir et de rester au pouvoir".

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