Enquête interne sur les conditions de travail chez Haribo

03/11/17 à 13:55 - Mise à jour à 13:55

Source: Afp

Le producteur de bonbons Haribo va lancer une enquête interne après avoir été accusé dans un documentaire de laisser travailler dans des conditions déplorables des salariés dans une plantation brésilienne, notamment des mineurs.

Enquête interne sur les conditions de travail chez Haribo

© Reuters

"Nous sommes choqués et consternés par les récents témoignages concernant le traitement des travailleurs des fournisseurs de cire de carnauba au Brésil. Un tel comportement est inacceptable", a déclaré dans un communiqué l'entreprise allemande, précisant qu'une "enquête indépendante" allait être lancée cette semaine.

Dans une enquête diffusée mi-octobre, la chaîne allemande ARD avait affirmé que la cire de carnauba, utilisée dans les bonbons Haribo pour les faire briller, était produite dans des conditions extrêmement pénibles dans le nord du Brésil.

Sans matériel de sécurité adéquat et avec des températures dépassant largement les 40 degrés, les travailleurs brésiliens n'avaient pas accès à de l'eau potable ni à des toilettes et dormaient parfois à même le sol, faute de dortoirs, selon ARD.

Parmi eux se trouvent également plusieurs mineurs, assurait le documentaire.

Dans son communiqué, Haribo a affirmé n'utiliser que "de très petites quantités de cire de carnauba" sur certains de ses produits pour les empêcher de coller ensemble, avouant cependant que cette cire était "principalement récoltée et produite dans des fermes au Brésil".

"Pour Haribo, les normes sociales et éthiques du travail ne sont pas négociables que ce soit au niveau de nos fournisseurs ou leurs exploitations. Cela a toujours été notre position", a précisé le groupe.

Haribo ajoute vouloir travailler en collaboration avec les autorités brésiliennes, dont le ministère du Travail.

Le groupe a aussi diligenté une enquête interne pour tenter de répondre à d'autres accusations concernant des maltraitances de cochons, utilisés dans la gélatine des bonbons, dans des fermes allemandes.

Les animaux, blessés et/ou malades, se marcheraient notamment les uns sur les autres, selon cette même enquête de l'ARD.

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