En Libye, des milliers de réfugiés attendent aux frontières

04/03/11 à 08:48 - Mise à jour à 08:48

Source: Le Vif

Environ 100 000 personnes sont massées aux frontières pour tenter d'échapper aux violences.

En Libye, des milliers de réfugiés attendent aux frontières

© REUTERS

Les organisation humanitaires et la communauté internationale mettent en place un véritable pont aérien d'urgence et sont engagées dans une course contre la montre et le chaos pour aider les dizaines de milliers de réfugiés massés dans des conditions précaires à la frontière entre la Libye et la Tunisie.

L'ONU a recensé près de 100.000 personnes aux frontières avec la Tunisie et l'Egypte, principalement des travailleurs égyptiens et tunisiens, dont plus de 80.000 à la frontière de Ras Jedir (Tunisie) depuis le 20 février.

Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) avait ces derniers jours lancé un appel urgent pour que "des moyens financiers et logistiques massifs dont des avions, des bateaux et du personnel spécialisés" participent à l'effort d'évacuation. Un haut responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde jeudi à Tunis contre "le risque d'épidémies" parmi les dizaines de milliers de déplacés qui ont afflué dans le sud tunisien depuis la Libye.

Louant "l'incroyable" élan de solidarité des Tunisiens vers les déplacés, le sous-secrétaire de l'OMS pour les interventions sanitaires en cas de crise, Eric Laroche, a estimé à 3 millions de dollars les besoins immédiats de l'OMS dans le sud tunisien. Le HCR a indiqué ce jeudi qu'il prévoit de doubler les capacités d'accueil du camp installé en Tunisie à la frontière avec la Libye, d'où fuient des dizaines de milliers de personnes.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé ce jeudi avoir commencé à évacuer les premiers des quelque 5.500 immigrés bloqués dans le port de Benghazi, fief de l'opposition libyenne dans l'Est du pays. Selon Human Rights Watch, les réfugiés africains sont particulièrement démunis. Des milliers d'entre eux seraient bloqués à Benghazi.

L'Express.fr

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