En Europe, le spleen des cyclistes colombiens déracinés (5/5)

22/08/17 à 09:25 - Mise à jour à 09:28
Du Le Vif/L'Express du 11/08/17

Pour étoffer son palmarès, quand on est cycliste né au pied des Andes, il ne suffit pas de décrocher un contrat pro en Europe. Encore faut-il supporter le froid, l'exil, la solitude. Beaucoup n'y arrivent jamais.

L'histoire du cyclisme s'écrit selon un mouvement dialectique. Depuis ses origines, elle a progressé au rythme des antagonismes, Coppi - Bartali, Anquetil - Poulidor, Merckx - De Vlaeminck... En Colombie, à la charnière des décennies 1960 et 1970, un duo de pédaleurs impérieux, plus complices que rivaux, maintenait sous sa coupe le reste du peloton. Rafael Niño était un individu farouche, mutique, élevé dans le silence des haut-plateaux andins du Boyaca, où les nuits sont si froides. Cochise Rodriguez incarnait son contraire, un personnage hâbleur, enclin à l'exagération, pur produit de l'extravertie Medellin. A travers leurs deux destinées, c'est une parabole qui allait s'écrire, appelée à devenir la matrice de toutes les oscillations, de toutes les hésitations du cyclisme colombien.
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