Egypte: un tribunal militaire condamne 52 Frères musulmans, dont un à la perpétuité

03/09/13 à 19:24 - Mise à jour à 19:24

Source: Le Vif

Un tribunal militaire égyptien a condamné mardi 52 membres et partisans des Frères musulmans, dont un à la perpétuité pour l'agression de militaires à Suez mi-août après la dispersion sanglante au Caire des partisans de la confrérie du président islamiste déchu.

Egypte: un tribunal militaire condamne 52 Frères musulmans, dont un à la perpétuité

© Reuters

Outre cette condamnation à la prison à vie, la cour militaire de Suez a condamné 48 autres membres et partisans des Frères musulmans à des peines allant de cinq à dix ans de prison, trois autres à 15 ans de prison, tout en acquittant 12 personnes, a détaillé une source militaire.

Auparavant, une source au sein de la justice militaire avait affirmé que 11 personnes avaient été condamnées à la réclusion à perpétuité et 48 autres à cinq ans de prison, évoquant huit acquittements.

Il s'agit de la première condamnation d'un membre de la confrérie à la prison à vie par une cour militaire depuis la destitution et l'arrestation de l'ex-chef de l'Etat, Mohamed Morsi, le 3 juillet par l'armée.

Le procès de ces 64 membres et partisans des Frères musulmans à Suez s'était ouvert le 24 août devant un tribunal militaire.

Ils étaient accusés d'avoir tiré à la chevrotine et jeté des pierres sur les soldats à Suez, peu après que la police a lancé un assaut sanglant le 14 août sur deux importants rassemblements pro-Morsi au Caire, faisant des centaines de morts en une journée devenue la plus meurtrière de l'histoire récente du pays.

Depuis la destitution et l'arrestation de M. Morsi, les nouvelles autorités ont lancé une répression implacable contre les Frères musulmans, durant laquelle plus de 1.000 personnes, en majorité des pro-Morsi, ont péri, et quelque 2.000 membres de la confrérie ont été arrêtés.

Son Guide suprême Mohamed Badie et plusieurs de ses principaux dirigeants répondent actuellement devant la justice d'"incitation au meurtre" de manifestants, tout comme M. Morsi, toujours détenu au secret.

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