Egypte : reprise du procès d'Hosni Moubarak

28/12/11 à 13:30 - Mise à jour à 13:30

Source: Le Vif

Le président égyptien déchu Hosni Moubarak est arrivé mercredi à bord d'une ambulance pour une nouvelle session de son procès au Caire, qui a repris après une coupure de trois mois avant d'être ajourné au 2 janvier.

Egypte : reprise du procès d'Hosni Moubarak

© Image Globe

L'ancien président, 83 ans, est en détention préventive dans un hôpital militaire de la banlieue du Caire en raison de problèmes cardiaques. Un possible cancer a fait l'objet d'informations contradictoires.

Le président de la cour, Ahmed Refaat, a entendu des déclarations des avocats de l'ancien président, qui plaident non coupable, et de ses adversaires, qui l'accusent pour le meurtre de manifestants lors de la révolte du début de l'année.

L'audience, très largement formelle, a ensuite été ajournée à lundi prochain.

Quelque 5.000 policiers ont été déployés autour du tribunal, installé dans une école de police de la périphérie du Caire, en coordination avec l'armée.

Un groupe de manifestants, dont des membres des familles des victimes de la répression du début de l'année, sont venus lancer des slogans contre l'ancien raïs et le pouvoir militaire qui lui a succédé. Des partisans de l'ex-homme fort de l'Egypte étaient aussi présents.

Le procès de l'ancien président, qui a démissionné le 11 février dernier sous la pression d'une révolte populaire, a débuté le 3 août dernier.

Le raïs déchu est jugé pour son implication présumée dans des ordres de tirer sur la foule durant les événements qui l'ont forcé à quitter le pouvoir et qui ont fait officiellement près de 850 morts.

Premier dirigeant victime du "printemps arabe" à comparaître en personne devant les juges, il est passible de la peine de mort s'il est reconnu coupable.

Les témoignages recueillis à la barre jusqu'à présent lui ont toutefois été globalement favorables, notamment celui du maréchal Tantaoui, qui fut pendant vingt ans son ministre de la Défense.

M. Moubarak est également inculpé de corruption, des accusations qui visent aussi ses fils Alaa et Gamal.

La suspension des audiences, la tenue d'élections législatives et les violences meurtrières récentes en marge de manifestations ont contribué à reléguer au second plan le sort de l'ancien autocrate au cours des derniers mois.

Le Vif.be, avec Belga

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