Egypte : l'armée amende la Constitution

15/02/11 à 16:13 - Mise à jour à 16:13

Source: Le Vif

Après la chute du président Hosni Moubarak et la remise du pouvoir à l'armée, comment évolue la situation politique égyptienne ? .

Egypte : l'armée amende la Constitution

© EPA

Ce mardi, l'armée a nommé une commission de juristes afin d'amender la Constitution. Celle-ci s'est réunie pour la première fois ce mardi, en présence de chef du Conseil suprême des forces armées.

Sobhi Saleh, avocat et ancien député des Frères Musulmans a annoncé : "L'armée veut remettre le pouvoir (à un gouvernement civil) dès que possible" et "veut des amendements à la Constitution".

La commission nommée pour amender la Constitution est composée de huit membres et est présidée par une personnalité très respectée, Tarek el-Bechri, ex-président du Conseil d'Etat.

Des représentants des mouvements de jeunes qui ont organisé la révolte ont rencontré ce dimanche le Conseil suprême qui est en charge de la gestion du pays depuis le départ du président Moubarak.

Deux de ces jeunes déclarent que l'armée veut que la Constitution soit amendée d'ici à une quinzaine de jours. Ensuite, d'ici à deux mois sera organisé un referendum sur ces amendements.

Les Frères Musulmans veulent créer un parti

Les Frères Musulmans se montrent déjà prêts à se présenter aux prochaines élections démocratiques égyptiennes. Ce groupe religieux, officiellement interdit en Egypte mais toléré dans les faits, a en effet annoncé ce mardi vouloir créer un parti politique.

Bien que la confrérie inspire la crainte chez les Occidentaux qui redoutent l'instauration d'un régime islamique, celle-ci a déclaré ne pas être en faveur d'un Etat religieux. "Les Frères Musulmans croient en la liberté de former des partis politiques et sont donc déterminés à se doter de leur propre formation politique", a déclaré Mohammed Mursi, membre du bureau de politique de la confrérie islamiste, dans un communiqué.

"La seule chose qui empêchait le groupe de le faire, c'était la loi sur les partis qui interdisait la création de tout parti sans l'assentiment du Parti national démocrate (PND)" de l'ex-président Moubarak, a-t-il ajouté.

Le Vif.be, avec Belga





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