Egypte : Frères musulmans et camp Chafiq revendiquent la victoire

18/06/12 à 07:17 - Mise à jour à 07:17

Source: Le Vif

Le camp du candidat Ahmad Chafiq a rejeté ce lundi la victoire revendiquée par les Frères musulmans à la première présidentielle égyptienne de l'après Moubarak. "Nous la rejetons totalement" a déclaré à la presse un responsable de la campagne de M. Chafiq, Mahmoud Barakeh.

Egypte : Frères musulmans et camp Chafiq revendiquent la victoire

© AFP

"Nous sommes étonnés par ce comportement bizarre qui revient à détourner le résultat de l'élection", a ajouté M. Barakeh, affirmant que la campagne de M. Chafiq disposait de chiffres le donnant en tête dans le dépouillement.

Les Frères musulmans avaient peu auparavant revendiqué la victoire de leur candidat Mohammed Morsi à la présidentielle. "Le docteur Mohammad Morsi est le premier président de la république élu par le peuple", a affirmé sur son compte Twitter le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), bras politique des Frères musulmans, présidé par M. Morsi.

Son directeur de campagne, Ahmad Abdelati, a affirmé à la presse que M. Morsi avait obtenu 52,5% des voix contre 47,5% pour M. Chafiq.

Peu après la fermeture des bureaux de vote, la junte aux commandes du pouvoir en Egypte s'est attribué de vastes prérogatives, dont le pouvoir législatif.

Si sa victoire est confirmée, M. Morsi aura une marge de manoeuvre très réduite face aux militaires jusqu'à l'élection d'une nouvelle Assemblée du peuple à la place de la chambre dissoute samedi.

Les nouvelles dispositions, vivement contestées par les Frères musulmans et les partis de la mouvance révolutionnaire, qui les ont assimilées à "un coup d'Etat", sont contenues dans une Déclaration constitutionnelle complémentaire publiée par le Conseil suprême des forces armées (CSFA).

Les prérogatives législatives, assumée par le CSFA après le départ de Moubarak, avaient été transférées un an plus tard au Parlement issu des législatives. Mais la chambre des députés, dominée par les Frères musulmans, a été dissoute samedi en application d'un arrêt de la Haute cour constitutionnelle en raison d'un vice juridique dans la loi électorale.

Levif.be, avec Belga

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