Egypte: des manifestants ont franchi une barrière près de la présidence

07/12/12 à 22:03 - Mise à jour à 22:03

Source: Le Vif

Des manifestants protestant contre le président égyptien Mohamed Morsi ont franchi vendredi une barrière de fils barbelés érigée devant le palais présidentiel au Caire, mais des soldats les ont empêchés d'entrer dans le complexe. Plus de 10.000 personnes s'étaient réunies sur une place devant le palais, où des chars sont déployés. Certains ont tagué des graffitis sur des murs extérieurs du palais, proclamant "Dégage" à l'encontre du président islamiste.

Egypte: des manifestants ont franchi une barrière près de la présidence

© reuters

Aucune violence n'a été signalée mais la tension était palpable alors que des affrontements entre pro et anti-Morsi au même endroit ont fait sept morts et plus de 600 blessés dans la nuit de mercredi à jeudi.

Plusieurs chars de l'armée étaient stationnés sur la place et aux alentours mais les soldats n'ont fait aucun geste en direction des protestataires, certains d'entre eux montant sur les chars pour fraterniser avec les militaires.

La foule a aussi scandé "Nous voulons voir la chute du régime", un slogan très populaire lors de la révolte qui a provoqué la chute du président Hosni Moubarak en février 2011.

Certains manifestants ont encore traité M. Morsi de "mouton", l'accusant d'être inféodé aux Frères musulmans, le mouvement dont il est issu.

Les protestataires demandent l'annulation du décret du 22 novembre par lequel le président a considérablement élargi ses pouvoirs, et du référendum prévu le 15 décembre sur un projet de Constitution qui divise le pays.

Morsi prêt à reporter le référendum, sous conditions (vice-président)

Le président égyptien Mohamed Morsi "pourrait accepter de reporter le référendum" sur le projet de Constitution qui divise le pays s'il a l'assurance que ce report ne rendra pas le texte caduc, a déclaré vendredi le vice-président Mahmoud Mekki. M. Morsi est prêt à considérer un report du référendum si l'opposition garantit qu'elle ne remettra pas en cause la consultation à venir sur le motif que le scrutin doit se tenir, selon la loi, deux semaines après la présentation du texte au chef de l'Etat, a expliqué M. Mekki.

Belga

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