DSK bientôt de retour en France ?

22/08/11 à 16:28 - Mise à jour à 16:28

Source: Le Vif

Ce week-end, nouveaux remous dans l'affaire DSK. L'avocat de Nafissatou Diallo et une source du New York Post estiment que les charges devraient être abandonnées en début de semaine. Dominique Strauss-Kahn pourrait, alors, être libre de retourner immédiatement en France.

DSK bientôt de retour en France ?

Après trois mois d'un extraordinaire feuilleton judiciaire qui à coûté à DSK son poste de directeur général du Fonds monétaire international, il semble qu'on se dirige vers un abandon des charges, en raison des doutes sur la crédibilité de la femme de chambre.

Me Kenneth Thompson, l'avocat de Nafissatou Diallo, a révélé samedi au New York Times que Cyrus Vance a convoqué cette dernière lundi à 15h (21h, heure de Bruxelles). Cette convocation ne viserait selon lui qu'à prévenir la plaignante que le procureur allait demander l'abandon des charges. Dimanche, le New York Post a encore enfoncé le clou en affirmant que le procureur Cyrus Vance va déposer mardi une motion de recommandation de rejet, détaillant ses trois mois d'enquête. Il va faire valoir que les charges retenues contre l'ancien ministre français ne peuvent être prouvées "au-delà du doute raisonnable" et que le procès est annulé.

Déjà deux reports d'audience

L'affaire a connu de nombreux rebondissements depuis le 14 mai, jour de l'arrestation de DSK. Le plus spectaculaire est sans aucun doute le coup de tonnerre du 1er juillet. Ce jour là Dominique Strauss-Kahn est libéré sur parole suite l'ébranlement de la crédibilité de la plaignante qui aurait livré un récit erroné des faits et mentit sous serment. Les poursuites contre l'ancien chef du FMI ne sont pas abandonnées pour autant et quelques jours plus tard, nouveau coup de théâtre, Tristane Banon porte plainte, en France, contre lui pour tentative de viol.

Malgré le revers du 1er juillet, les avocats de Nafissatou Diallo tentent de restaurer l'image de leur cliente au travers d'interviews télévisées où elle apparaît à visage découvert et porte "plainte au civil pour agression violente et sadique". Des efforts de réhabilitation mis à mal, lorsque Nafissatou Diallo est entendue le 27 juillet par le procureur Cyrus Vance à propos d'une conversation téléphonique qu'elle aurait eue avec un ami emprisonné et à qui elle aurait révélé "cet homme a beaucoup d'argent, je sais ce que je fais".

Entre-temps l'audience, qui doit déterminer si les charges retenues contre l'ancien directeur du FMI sont recevables et si le procès peut avoir lieu, a déjà été reportée à deux reprises pour complément d'enquête. Initialement prévue pour le 18 juillet, puis reportée au 1er août , l'audience sur l'affaire Strauss-Kahn devrait bien avoir lieu ce mardi 23 août.

Une audience dans un contexte chahuté

L'approche de l'audience aurait-elle remis le feu aux poudres de la guerre médiatique que se livrent les deux parties ? Depuis quelques jours on assiste à de nouvelles révélations qui ajoutent encore au trouble.

La semaine dernière le rapport médical, rédigé le 14 mai, après l'hospitalisation en urgence de Nafissatou Diallo et qui mentionne des blessures qui auraient été causées par un viol, fait l'objet de fuite dans la presse. Vendredi on apprend qu'il y aurait eu fin juin une rencontre secrète, à l'initiative des avocats de Nafissatou Diallo, pour essayer de parvenir à un règlement financier à l'amiable avec les défenseurs de l'ancien ministre.

Selon le New York Times voici le tout dernier rebondissement : l'avocat de Nafissatou Diallo veut faire dessaisir le procureur chargé de l'affaire DSK et va demander au juge quelques heures seulement avant l'audience la nomination d'un procureur spécial.

Cette audience prend donc place dans un contexte pour le moins chahuté. Il s'agit pourtant d'une audience décisive puisqu'elle devrait se prononcer pour un probable abandon des charges. Si c'est le cas Dominique Strauss-Kahn sera à nouveau libre de ses mouvements et donc de retourner en France. Avec comme seul impératif de se présenter à son procès civil. Un procès dont la date n'a pas encore été fixée.

Le Vif.be avec L'express

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