Doutes autour des circonstances de la mort de Kim Jong-il

23/12/11 à 11:02 - Mise à jour à 11:02

Source: Le Vif

Kim Jong-il est-il mort samedi 17 décembre 2011, vers 8h30, dans son train blindé, ou bien la veille au soir, dans l'une de ses luxueuses demeures?

Doutes autour des circonstances de la mort de Kim Jong-il

Des espions sud-coréens affirment que le "cher leader" n'est pas mort dans les circonstances annoncées par les médias d'Etat. Peut-être même pas à la date donnée. Officiellement, Kim Jong-il est mort d'une crise cardiaque, samedi 17 décembre 2011, vers 8h30, dans son train blindé. Un décès tenu secret jusqu'au lundi, quand les médias officiels ont annoncé, à grand renfort de tremolos, l'extinction du "Soleil du XXIe siècle". Mais un espion sud-coréen remet en cause la version officielle.

Won Sei-Hoon, chef des services secrets sud-coréens, a affirmé lors d'une session parlementaire ce mardi que le train censé avoir transporté Kim Jong-Il "n'avait pas bougé de la gare de Pyongyang, ni vendredi ni samedi", jour de la mort du dirigeant.

Où et quand est donc mort le "cher leader"? La veille au soir, vers 20h, dans l'une de ses luxueuses résidences, selon Lee Yun-keol, un ancien garde du corps du dictateur qui a fait défection au Sud, cité par LeFigaro.fr. Les services secrets précisent par ailleurs que Kim Jong-il, victime d'une attaque cérébrale en 2008, ne se mettait plus au travail aussi tôt le matin. Mais cette image d'un homme affaibli est moins glorieuse que celle du leader dévoué à son peuple.

Des affirmations à prendre avec précautions, de la part d'espions qui ont un peu perdu la face. Les services secrets sud-coréens ont en effet été très critiqués pour n'avoir pas découvert la mort du dictateur avant son annonce officielle. Un parlementaire d'opposition a même demandé le renvoi de Won Sei-Hoon, en raison de cet "échec".

"Il est vrai que nous avons appris la mort de Kim Jong-Il au moment de son annonce, mais les autres pays étaient dans la même situation", a déclaré le président Lee Myung-Bak, pour prendre la défense du patron des services secrets. En effet, les Etats-Unis et peut-être même la Chine, alliée de la Corée du Nord, ignoraient eux aussi l'information jusqu'à lundi.

Un parlementaire du parti au pouvoir en Corée du Sud, Kwon Young-Se, a toutefois voulu remettre Won à sa place, jugeant irresponsable de critiquer publiquement la version officielle du Nord en ces temps incertains. "La direction du Nord est très vulnérable en ce moment et les relations inter-coréennes sont très sensibles", a-t-il souligné, appelant à ne pas jeter d'huile sur le feu.

LeVif.be avec L'express.fr

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