Dominique de Villepin défie Nicolas Sarkozy

25/03/10 à 13:02 - Mise à jour à 13:02

Source: Le Vif

L'ancien Premier ministre a donné ce jeudi une conférence de presse suivie par des dizaines de journalistes, afin de présenter le parti qu'il fondera en juin. Il s'est dit "mal à l'aise dans la politique menée aujourd'hui par la majorité" et a détaillé quelques lignes de sa politique.

Dominique de Villepin a annoncé jeudi la création d'un "mouvement politique libre, indépendant, ouvert à tous", dont le congrès fondateur se tiendra le 19 juin. "J'ai le sentiment qu'au lendemain des élections régionales, ce n'est pas un changement de politique qui a été choisi alors qu'il s'impose", a déclaré Dominique de Villepin lors d'une conférence de presse.

"J'ai décidé de créer un mouvement politique, un mouvement libre et indépendant, ouvert à tous, au-dessus des clivages, qui pourra rassembler toutes les bonnes volontés. Avec tous ceux qui nous rejoindront, nous porterons ce parti politique sur les fonts baptismaux le 19 juin."

"Servir la République, servir la France, c'est pour moi la clé de l'engagement politique", a ajouté l'ancien chef du gouvernement de Jacques Chirac. Dans un style littéraire qu'on lui connaît, Dominique de Villepin n'a pas ménagé Nicolas Sarkozy, sans pourtant le nommer. Il a déroulé les grandes lignes de sa politique durant une longue intervention, se disant "mal à l'aise dans la politique menée aujourd'hui par la majorité".

Il a balayé tout une série de sujets allant de la nation ("notre bien commun, la nation, ce n'est pas par ici les uns et par ici les autres"), aux institutions ("nous avons besoin de revenir à un équilibre institutionnel et à un pluralisme des pouvoirs"), en passant par la justice ("nous ne respectons pas, aujourd'hui, les critères démocratiques européens" avec le lien entre la chancellerie et le parquet), ou le bouclier fiscal qu'il faut "suspendre".

L'ancien Premier ministre entend, avec sa nouvelle formation, "défendre un changement de politique, qui permettra de placer la France et les Français dans la position d'un redressement indispensable".

LExpress.fr

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