Disparition d'un avion EgyptAir : toutes les hypothèses restent ouvertes

19/05/16 à 06:11 - Mise à jour à 08:12

Source: Afp

Un avion d'Egyptair reliant Paris au Caire avec 66 personnes à bord a disparu des écrans radars dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé la compagnie aérienne égyptienne.

Disparition d'un avion EgyptAir : toutes les hypothèses restent ouvertes

© Reuters

Le vol MS804, un Airbus A320, se trouvait à 37.000 pieds d'altitude et était entré dans l'espace aérien égyptien quand il a disparu des radars jeudi à 02h45 du Caire, a d'abord précisé Egyptair sur son compte Twitter.

L'appareil transportait 56 passagers, dont un petit garçon et deux bébés, ainsi que sept membres d'équipage et trois officiers de sécurité, a ajouté plus tard la compagnie nationale dans un communiqué.Trente Egyptiens et 15 Français étaient à bord, a annoncé sur son compte Twitter la compagnie aérienne égyptienne. EgyptAir a publié une liste énumérant les nationalités des 56 passagers: 30 Egyptiens, 15 Français, un Britannique, un Canadien, un Belge, un Portugais, un Algérien, un Soudanais, un Tchadien, deux Irakiens, un Saoudien et un Koweïtien.

Le contact radar a été perdu alors que l'avion se trouvait "à 30 ou 40 miles (48 à 64 km) de la côte" nord de l'Egypte, a assuré sur la chaîne américaine CNN Ahmed Adel, vice-président d'EgyptAir, précisant que les trous de contrôle n'ont reçu "aucun appel de détresse" provenant de l'équipage.

Des appareils et navires des secours civils et de l'armée passaient la zone au peigne fin en mer Méditerranée dès le milieu de la nuit, selon le communiqué de la compagnie aérienne.

Dans l'aérogare des arrivées de l'aéroport du Caire, tout était calme au petit matin, a rapporté un journaliste de l'AFP, les familles des passagers ayant probablement été immédiatement isolées dans une pièce à part. Le vol MS804 n'était pas mentionné sur les tableaux électroniques des arrivées. L'appareil devait atterrir à 03h05. Toutes les hypothèses étaient ouvertes jeudi matin, celle de l'accident en premier lieu.

Mais, le 31 octobre dernier, une bombe avait explosé à bord d'un avion transportant des touristes russes peu après son décollage de la station balnéaire de Charm el-Cheikh, dans le sud sud-est de l'Egypte, tuant ses 224 occupants. L'attentat a été revendiqué par la branche égyptienne du groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui multiplie en Egypte attentats et attaques, visant principalement les forces de sécurité.

Et, le 29 mars, un pirate de l'air "psychologiquement instable" avait détourné vers Chypre un avion EgyptAir qui avait décollé d'Alexandrie et transportait 55 passagers. A l'arrivée à l'aéroport chypriote de Larnaca, l'homme avait libéré une grande partie des passagers, puis s'était rendu sans heurts au bout de six heures de négociations.

La Grèce participe aux recherches en mer

L'Egypte et la Grèce ont dépêché en mer Méditerranée des avions et des navires pour tenter de rechercher le vol d'EgyptAir Paris-Le Caire qui a disparu des radars dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l'armée égyptienne dans un communiqué.

L'armée égyptienne a elle même déployé des avions de reconnaissance et des bateaux pour tenter de localiser l'appareil et éventuellement secourir des survivants, selon ce texte. Le vol MS804, qui a disparu des écrans radars à 30 à 40 miles (48 à 64 km) au nord de la côte nord de l'Egypte, transporte 56 passagers, dont un jeune garçon et deux bébés, ainsi que sept membres d'équipage et trois officiers de sécurité.

Hollande a parlé avec Sissi, Paris n'écarte "aucune hypothèse"

La France n'écarte "aucune hypothèse" et va "coopérer étroitement" avec l'Egypte pour en élucider les circonstances, ont assuré jeudi matin les dirigeants français.

Le président François Hollande s'est entretenu avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi et les deux hommes "sont convenus de coopérer étroitement pour établir le plus vite possible les circonstances de cette disparition", a indiqué l'Elysée. "Aucune hypothèse ne peut être écartée sur les causes de cette disparition", a déclaré de son côté le Premier ministre Manuel Valls.

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