Dieudonné mis en examen depuis cet été pour fraude fiscale et abus de biens sociaux

17/10/14 à 15:23 - Mise à jour à 15:23

Source: Belga

Le polémiste-humoriste français Dieudonné, qui défraie régulièrement la chronique avec ses propos, a été mis en examen (inculpé) le 10 juillet pour fraude fiscale, blanchiment et abus de biens sociaux à Paris, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier et judiciaire.

Dieudonné mis en examen depuis cet été pour fraude fiscale et abus de biens sociaux

Dieudonné © Belga

Après une enquête préliminaire du parquet de Paris portant notamment sur le patrimoine et des mouvements de fonds de l'humoriste controversé, une information judiciaire avait été ouverte début avril. Celle-ci portait également sur le délit d'organisation frauduleuse d'insolvabilité et escroquerie mais Dieudonné n'a pas été mis en examen pour ces chefs.

Les enquêteurs se sont notamment interrogés sur plus de 400.000 euros expédiés au Cameroun depuis 2009, alors que le polémiste, condamné à plusieurs reprises par les tribunaux, notamment pour des propos antisémites, n'acquittait pas le montant de ses amendes. Il les a depuis payées. Les enquêteurs s'interrogeaient également sur les conditions dans lesquelles la boîte de production gérée par la compagne de l'artiste, Noémie Montagne, avait racheté pour 550.000 euros une propriété de Dieudonné, mise aux enchères publiques forcées en raison d'une dette fiscale de près de 900.000 euros. Après un appel aux dons, Dieudonné avait reçu près de 1.400 chèques, pour une somme d'environ 550.000 euros, avait indiqué une source proche du dossier en février. Fin janvier, à l'occasion de l'enquête préliminaire, les policiers de l'Office anticorruption de la police judiciaire avaient découvert 650.000 euros en liquide à son domicile. Son avocat avait alors expliqué qu'il s'agissait du produit de la billetterie de son spectacle. Dieudonné accumule les ennuis judiciaires. En septembre, le parquet de Paris a ouvert une nouvelle enquête pour "apologie d'actes de terrorisme" après la diffusion d'une vidéo dans laquelle il ironise sur la décapitation du journaliste américain James Foley par l'organisation Etat islamique (EI). Il doit aussi être jugé pour l'appel aux dons qu'il avait lancé sur internet pour payer ses condamnations pécuniaires, ce qu'interdit la loi, ainsi que pour provocation à la haine raciale après des propos sur le journaliste de France Inter, Patrick Cohen.

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