Des milliers de personnes pour un hommage à Trayvon et réclamer "justice et équité"

20/07/13 à 21:46 - Mise à jour à 21:46

Source: Le Vif

Des milliers de manifestants, déterminés mais moins nombreux que prévu, se sont rassemblés samedi dans plusieurs villes des Etats-Unis pour rendre hommage à Trayvon Martin une semaine après l'acquittement de son meurtrier et réclamer "justice et équité".

Des milliers de personnes pour un hommage à Trayvon et réclamer "justice et équité"

© Reuters

"La mort de mon fils doit apporter des changements dans notre société et contribuer à abroger les lois qui permettent de tuer quelqu'un simplement parce qu'il est considéré comme suspect", a lancé depuis Miami Tracy Martin, le père du jeune Noir de 17 ans tué en février 2012.

Son meurtrier, George Zimmerman, s'est prévalu du droit à la légitime défense et a été acquitté samedi dernier par un jury de Floride. Mais nombre de manifestants de Miami, qui devait être le point d'orgue du mouvement, ont fait part de leur déception quant à la faible participation. L'événement a d'ailleurs été ajourné vers 12H30 en raison de la forte pluie qui a commencé à tomber.

A New York, ils étaient plusieurs milliers à exiger justice sous une chaleur accablante. Le couple de stars Beyoncé et Jay Z a fait une apparition aux côtés de la maman de Trayvon et d'Al Sharpton, la figure des droits civiques qui avait appelé à manifester. Les applaudissements de la foule new-yorkaise ont été les plus chaleureux lorsque l'un des orateurs a cité l'intervention très remarquée de Barack Obama vendredi.

Visiblement très ému, le président américain, premier président noir des Etats-Unis, a souligné qu'il "aurait pu être Trayvon Martin, il y a 35 ans". M. Obama s'est gardé de critiquer le verdict des jurés qui ont estimé que Zimmerman avait agi en état de légitime défense. "Une fois que le jury a parlé, c'est ainsi que fonctionne notre système". Il a néanmoins évoqué la résonance particulière et même la "douleur" provoquée par ce verdict au sein de la communauté noire, illustrant du même coup le malaise toujours présent aux Etats-Unis à l'heure d'évoquer les préjugés raciaux.

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