Des écoliers français reconnaissent l'"enfant djihadiste"

14/03/15 à 16:52 - Mise à jour à 16:52

Source: Belga

L'enfant qui semble tuer un prisonnier sur une vidéo d'exécution diffusée mardi par le groupe Etat islamique a été reconnu par des camarades de classe à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, a indiqué un responsable de l'Education nationale.

Des écoliers français reconnaissent l'"enfant djihadiste"

© knack

Les écoliers "ont reconnu un de leurs camarades, mais il faut rester prudent", a déclaré lors d'une conférence de presse vendredi l'inspecteur d'académie de Haute-Garonne, Jacques Caillaut. Il n'a pas confirmé les informations de sources proches du dossier selon lesquelles l'enfant, qui aurait une douzaine d'années et qui est filmé en train d'exécuter avec un pistolet un Arabe israélien présenté comme un espion, est bien le beau-fils de Sabri Essid, un proche de Mohamed Merah, le tueur de Toulouse. Merah avait semé l'effroi en France en tuant entre le 11 et le 19 mars 2012 trois militaires puis trois enfants et un enseignant dans une école juive. La vidéo aurait été vue mercredi par des enfants et l'académie a mis en place "dès jeudi un accompagnement psychologique" pour les écoliers car "les enfants sont choqués", a indiqué M. Caillaut. Dans cette vidéo postée sur des comptes jihadistes, un jeune garçon vêtu d'une longue tunique et d'un treillis abat, d'une balle dans le front, un homme présenté comme l'Arabe israélien Muhammad Said Ismail Musallam, avant de tirer plusieurs balles sur son cadavre. A ses côtés, un jihadiste évoque, en français, la récente attaque ayant visé des Juifs en France et menace de s'en prendre aux Israéliens et de conquérir Jérusalem. Selon une source proche du dossier, le jihadiste serait Sabri Essid, "demi-frère" de Mohamed Merah après le mariage de son père, Mohamed Essid, avec la mère du tueur et l'enfant serait le fils de la femme de Sabri Essid. La famille de Sabri Essid, 31 ans, est soupçonnée d'avoir quitté le quartier du Mirail à Toulouse pour la Syrie au printemps 2014.

En savoir plus sur:

Nos partenaires