Damas est responsable des attaques chimiques, selon l'UE

06/09/13 à 14:01 - Mise à jour à 14:01

Source: Le Vif

Les ministres européens de la Défense se sont accordés vendredi à Vilnius sur le fait que des armes chimiques avaient été utilisées le 21 août en Syrie et que de "nombreux signes" en rendaient le régime responsable, a déclaré le ministre lituanien.

Damas est responsable des attaques chimiques, selon l'UE

© Image Globe

"Tous les ministres ont dénoncé l'utilisation d'armes chimiques et le fait que ceux qui les avaient utilisées devaient en assumer la responsabilité", a déclaré Juozas Olekas, le ministre lituanien de la Défense, en rendant compte de la réunion devant la presse.

"De nombreux signes nous permettent de conclure que les armes chimiques ont été utilisées par le régime" de Bachar al-Assad, a-t-il ajouté. "Il n'y a pas de réponse unique à la situation (en Syrie) et c'est pour cela que nous avons exprimé des opinions différentes" sur la réponse à apporter, a souligné M. Olekas, interrogé sur les divergences entre pays européens.

Après les ministres de la Défense, ceux des Affaires étrangères des 28 pays de l'UE se retrouvent en début d'après-midi à Vilnius, afin de tenter de dégager une position commune sur la réponse à apporter. Une déclaration sera faite par la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, samedi à l'issue de la réunion, à laquelle a été invité le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

Un diplomate européen a indiqué, sous le couvert de l'anonymat, que les preuves présentées ces derniers jours par les services de renseignement de différents pays avaient convaincu les pays européens de l'implication du régime. "Les seules interrogations qui restent sont: la décision a-t-elle été prise par Assad ou à un niveau militaire?", a-t-il indiqué.

Concernant l'intervention militaire prônée par les Etats-Unis, les ministres de "la France et du Danemark ont clairement affirmé leur soutien, tandis que ceux d'autres pays, comme l'Italie ou l'Espagne, ont appelé à la prudence", a-t-il résumé.

"Mais aucun ministre n'a indiqué que son pays exprimerait sa condamnation s'il y avait une action armée", a précisé ce diplomate. Réunis depuis jeudi à Saint-Pétersbourg, les leaders des pays du G20, Etats-Unis et Russie en tête, n'ont pu que constater leurs divisions sur ce sujet.

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