Crispant Michael O'Leary (Ryanair)?

28/11/13 à 16:40 - Mise à jour à 16:40

Source: Le Vif

Michael O'Leary, le patron de Ryanair, a créé la surprise en annonçant que sa compagnie allait désormais aussi proposer des vols à partir de Bruxelles. Mais l'excentrique irlandais n'en est pas à sa première annonce-choc. Passage en revue.

Crispant Michael O'Leary (Ryanair)?

© Belga

Des toilettes payantes En 2009 O'Leary annonce qu'il va désormais faire payer les toilettes une livre, soit 1,12 euros, à ses passagers. Pour rendre cela possible, il compte placer un système de fermeture à pièce. Le porte-parole dément très vite ces propos et précise qu'O'Leary avait pensé à voix haute et que tout ça n'était qu'une blague.

Des frais supplémentaires Si le prix du billet de base reste extrêmement compétitif, les frais annexes n'ont cessé d'augmenter. Par exemple il y a des frais de réservation lorsqu'on réserve son vol en ligne alors qu'il n'existe pratiquement aucune autre manière de faire. Ces frais ont été depuis supprimés, mais il en reste d'autres: Il faut payer le checking des bagages, pour manger, boire et il existe un supplément lorsqu'on utilise une carte de crédit.

Décourager les bagages

En août de cette année, le prix des bagages a encore augmenté. O'Leary annonce très clairement que son but est de continuer à monter les prix pour que plus personne n'ait envie de s'encombrer de bagages. Pour l'instant, grâce à ça il aurait réussi à décourager un cinquième de passagers supplémentaires.

La taxe du gras

Une autre des déclarations controversée de O'Leary, et qui n'est, pour l'instant, pas encore appliquée, c'est de demander un supplément aux personnes qui sont en surpoids. L'idée lui était venue après qu'une enquête internationale ait révélé que de nombreux passagers n'étaient pas opposés à ce genre de taxe. Si celle-ci n'est pas encore appliquée, c'est essentiellement pour des raisons pratiques

Des places debout

O'Leary ne désespère pas de pouvoir offrir un jour des places debout dans les avions. Le patron de Ryanair trouve ridicule que le port de la ceinture soit encore obligatoire à l'heure actuelle. "Si l'avion s'écrase, la ceinture ne sert à rien. Dans le métro londonien, personne ne porte de ceinture." O'Leary pense proposer ces places pour des vols européens où il y a peu de turbulences et pour la modique somme d'une livre.

Supprimer les copilotes

Pour réduire les coûts des vols, Oleary lance en 2010 l'idée de supprimer les copilotes et de les remplacer par des formations aux hôtesses afin que ces dernières sachent quoi faire en cas de besoin.

Une surprenante révélation

En septembre de cette année, O'Leary surprend en annonçant que "la réputation de macho de l'entreprise pourrait bien à l'avenir avoir un impact négatif sur sa compagnie" et qu'il pourrait envisager "une approche plus dirigée vers les clients" . L'irlandais reconnait aussi qu'une application stricto sensu des règles peut crisper le passager et que ceci doit être évité. Il promet même d'y remédier.

Boycot

Les tensions qui existent entre Ryanair et les institutions européennes ne sont un secret pour personne. O'leary a même accusé la Commission Européenne de boycotter sa compagnie. "La Commission interdit à ses membres de voler sur un vol lowcost. Elle ment lorsqu'elle prétend ne pas boycotter Ryanair" .

En conflit avec le gouvernement wallon

Lorsque le gouvernement wallon annonce en juillet qu'il va introduire une taxe de trois euros par tickets aux passagers qui décollent de Liège ou Charleroi, O'Leary menace de ne plus voler vers Charleroi. La menace aura fait son effet puisque l'idée de la taxe tombe à l'eau.

Des déclarations controversées

O'Leary est connu pour ses déclarations-chocs sur tous les sujets. Il y a quelques semaines, il déclare dans une interview que l'homme ferait mieux de ne pas assister à la naissance de son enfant et que les congés parentaux pour les hommes sont ridicules. "Des hommes qui veulent passer leur temps libre avec des bébés ne font que feindre un intérêt. Nous distribuons notre semence et les femmes s'occupent du bébé".

Kevin Van der Auwera/ Trad ML

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