Crise migratoire, crise climatique: les deux principaux risques pour le monde

14/01/16 à 16:04 - Mise à jour à 16:17

Source: Belga

Une crise migratoire et un échec dans la lutte contre les effets du réchauffement climatique sont les deux principaux risques qui pèsent sur le monde, selon les experts interrogés par le World Economic Forum dans son rapport annuel sur les risques mondiaux publié jeudi, avant le forum de Davos.

Crise migratoire, crise climatique: les deux principaux risques pour le monde

© Reuters

"Le risque jugé comme ayant la plus haute probabilité de se réaliser est celui de migrations forcées de grande ampleur", selon le rapport, tandis que "l'échec de l'adaptation au changement climatique et de l'atténuation de ses effets s'est hissé en tête du classement" des risques ayant la plus forte incidence pour les années à venir. Chaque année avant le forum de Davos qui réunit dans le village suisse les plus grands décideurs de la planète, le WEF, organisateur de l'événement, publie une étude sur les risques qui pèsent sur le monde, interrogeant environ 750 experts et décideurs. L'édition de 2016 promet d'être marquée par la crise des migrants en Europe, les crises géopolitiques et sécuritaires, et la lutte contre le changement climatique mise en lumière par la conférence de Paris de la COP21.

L'enquête, menée fin 2015, demandait d'évaluer 29 risques d'envergure mondiale à un horizon de 10 ans et noter chaque risque en fonction de son incidence et de sa probabilité. Migrations et climat viennent balayer les risques plus traditionnels puisque la crainte d'un conflit entre Etats aux conséquences régionales, qui était le risque le plus probable de l'édition 2015, se retrouve relégué en 4e position cette année, derrière les migrations forcées, les évènements climatiques extrêmes, et l'échec de l'adaptation au changement climatique.

Parmi les autres risques probables ou aux conséquences profondes figurent les catastrophes naturelles, les armes de destruction massive, les crises de l'eau, ou les chocs énergétiques. Face à ces éventualités, le WEF estime qu'il y a un "impératif de résilience", qui passe notamment par la stabilité des sociétés.

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