Crise ivoirienne : l'espoir retombe

05/01/11 à 11:17 - Mise à jour à 11:17

Source: Le Vif

La médiation africaine a de nouveau appelé ce mardi Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir sous peine d'être renversé militairement.

Crise ivoirienne : l'espoir retombe

© Reuters

Laurent Gbagbo doit remettre le pouvoir "sans délai" au "président élu" Alassane Ouattara. Une nouvelle déclaration sans grand effet a été publiée à Abuja par quatre émissaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et de l'Union africaine (UA).

La mission à Abidjan de la Cédéao a toutefois permis, selon les émissaires, que Laurent Gbagbo se dise prêt à négocier une "issue pacifique" à la crise et qu'il s'engage à lever le blocus routier imposé au QG d'Allassan Ouattara.

Une offre aussitôt rejetée par Ali Coulibaly, conseiller diplomatique de ce dernier Ouattara, puisque Laurent Gbagbo aurait annoncé en préalable qu'il gardait le pouvoir. "Tout ce qu'on attend, c'est qu'il s'en aille", a-t-il affirmé à propos de Laurent Gbagbo, accusé de vouloir "endormir la conscience des gens".

Opération militaire De son côté, Michèle Alliot-Marie, ministre française des Affaires étrangères a annoncé que "si effectivement l'annonce de Monsieur Gbagbo devait se réaliser, ce serait une avancée." Les barrages de forces de l'ordre autour du Golf hôtel d'Abidjan, base du camp Ouattara, étaient cependant toujours en place, contrairement aux déclarations de Gbagbo.

Une nouvelle mission africaine doit se rendre à Abidjan à une date qui n'a pas été déterminée.

"Si l'exploitation de la voie pacifique est infructueuse, alors l'option militaire peut aussi être considérée comme un moyen de résoudre de façon durable la crise en Côte d'Ivoire", a averti James Victor Gbeho, président de la Commission de la Cédéao.

Alors que l'Afrique de l'Ouest planche sur une éventuelle opération militaire, l'ex-puissance coloniale française a averti qu'elle ne s'y associerait pas. Les 900 soldats de l'opération Licorne présents en Côte d'Ivoire "n'ont pas vocation à s'ingérer dans les affaires intérieures" du pays, selon le président Nicolas Sarkozy.

Le Vif.be, avec L'Express.fr

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