Crise des migrants: Juncker convoque un mini-sommet UE-Balkans dimanche

21/10/15 à 19:37 - Mise à jour à 19:36

Source: Belga

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a convoqué à un mini-sommet dimanche à Bruxelles les dirigeants des pays du sud-est de l'Union européenne, ainsi que de la Serbie et de la Macédoine, touchés par un afflux massif de migrants.

Crise des migrants: Juncker convoque un mini-sommet UE-Balkans dimanche

© Reuters

"J'ai décidé de concert avec d'autres de réunir à Bruxelles dimanche prochain un certain nombre de chefs d'Etat et de gouvernements (de pays) qui longent le chemin des Balkans, devenu un chemin dramatique", a dit mercredi M. Juncker, au cours d'un déplacement à Madrid.

Outre les dirigeants de Macédoine et de Serbie, ont été conviés les chefs d'Etat ou de gouvernement d'Autriche, de Bulgarie, de Croatie, d'Allemagne, de Grèce, de Hongrie, de Roumanie et de Slovénie.

"Il faudra bien que nous apportions une réponse à un des Etats membres les plus exigus de l'UE, la Slovénie, qui se trouve face à des problèmes énormes (...) presque existentiels", a dit M. Juncker.

L'UE a été appelée à l'aide mardi par la Slovénie qui, depuis l'installation de clôtures antimigrants par la Hongrie, devient, avec la Serbie et la Croatie, l'un des principaux pays de transit des migrants et des réfugiés qui tentent de rallier le nord de l'Europe.

La Commission européenne avait auparavant annoncé le mini-sommet dans un communiqué, soulignant le "besoin d'une plus grande coopération, de consultations plus poussées et d'actions opérationnelles immédiates" pour les pays situés sur la route des Balkans.

"Il ne m'arrive pas souvent de pleurer, a dit M. Juncker, mais lorsque je regarde soir après soir ce long cortège de réfugiés qui me rappelle les images de la fin de la deuxième guerre (...), il m'arrive presque de pleurer".

"Je sais bien qu'on ne peut pas accueillir sur notre territoire toute la misère du monde mais nous pouvons au moins regarder la misère du monde avant d'agir", a-t-il ajouté.

"Je n'aime pas cette Europe, cette Europe qui se +nombrilise+, cette Europe qui se ferme aux espoirs et à l'attente des autres, a-t-il assuré. J'aime l'Europe ou des centaines de milliers de volontaires viennent assister, appuyer les réfugiés".

L'UE, confrontée à la pire crise migratoire depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, est divisée sur la façon de répondre aux flux de réfugiés.

Le Luxembourg, qui assure la présidence tournante de l'UE, le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés Antonio Guterres, l'agence européenne de surveillance des frontières Frontex et l'agence européenne pour l'asile EASO sont également invités à participer au mini-sommet qui commencera dimanche à 16h00.

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