Crimée : "Il y a encore une chance de résoudre la crise pacifiquement"

13/03/14 à 22:12 - Mise à jour à 22:12

Source: Le Vif

Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a estimé jeudi à l'ONU qu'il y avait "encore une chance" de résoudre la crise avec Moscou pacifiquement, à trois jours du référendum sur le rattachement de la Crimée à la Russie.

Crimée : "Il y a encore une chance de résoudre la crise pacifiquement"

© Reuters

Intervenant à l'ouverture d'une session d'urgence du Conseil de sécurité, en présence notamment de l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine, il a également accusé Moscou d'avoir "miné les efforts de non-prolifération nucléaire". Demandant à Moscou de retirer ses renforts envoyés en Crimée et "d'entamer des négociations", il a aussi accusé la Russie de "violer un certain nombre de traités" et de contrevenir à l'article 2 de la Charte de l'ONU sur le non-usage de la force contre un Etat souverain.

Moscou a "miné les efforts de non-prolifération nucléaire", a-t-il poursuivi, expliquant qu'il "serait difficile de convaincre quiconque de ne pas acquérir des armes nucléaires" quand le Mémorandum de Budapest de 1994 est ainsi remis en cause.

La Russie, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont signé en 1994 le "Mémorandum de Budapest" dans lequel ils garantissaient "l'indépendance, la souveraineté et les frontières existantes de l'Ukraine", qui en échange acceptait de retirer toutes les armes nucléaires déployées sur son territoire à l'époque soviétique. Ce conflit "dépasse les frontières de l'Ukraine", a aussi souligné Arseni Iatseniouk, redisant la volonté de Kiev "d'entamer des discussions" avec Moscou pour résoudre cette crise et rejetant "toute forme d'agression militaire".

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