Création de deux centres pour les migrants de Calais

31/07/17 à 16:50 - Mise à jour à 16:50

Source: Afp

Deux centres pour migrants vont ouvrir "dans les dix jours" dans le nord de la France, région qui fait face à un nouvel afflux de candidats à l'exil espérant traverser la Manche et passer en Angleterre, a annoncé lundi le gouvernement français.

Création de deux centres pour les migrants de Calais

Calais © AFP

"Nous ne voulons pas recommencer les mauvaises expériences du passé et nous ouvrirons deux centres assurant l'hébergement et l'examen des situations de ces personnes" présentes actuellement à Calais, a déclaré le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

Les deux centres, situés chacun à environ 90 km de Calais, à l'intérieur des terres, disposeront d'un total cumulé de 300 places.

M. Collomb a fait cette annonce peu après que le Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative française, a validé, contre le souhait du ministère de l'Intérieur, la création de points d'eau et de sanitaires pour les migrants à Calais.

Il y a "environ 350 à 400 migrants", selon le ministre.

Alors que Calais et sa région font face à un nouvel afflux de migrants, le gouvernement redoute la réinstallation de campements sauvages, à l'image de la "Jungle" de Calais, immense bidonville qui avait compté des milliers de migrants jusqu'à son démantèlement fin octobre 2016.

Le président Emmanuel Macron avait assuré la semaine dernière qu'il n'y aurait plus de campement de rue en France "d'ici à la fin de l'année". Avant lui, le ministre de l'Intérieur avait affirmé que Calais ne devait plus être "un abcès de fixation".

Gérard Collomb a également annoncé lundi avoir demandé un rapport après les accusations de l'organisation Human Rights Watch (HRW), qui affirme que la police utilise régulièrement du gaz poivre contre les migrants à Calais.

"Le ministère de l'Intérieur est prêt à prendre en compte tout élément pouvant faire apparaître un comportement contraire aux règles déontologiques", a-t-il assuré, tout en défendant le travail des forces de l'ordre.

AFP

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