Crash Malaysia Airlines: qui se trouvait à bord ?

18/07/14 à 07:02 - Mise à jour à 07:02

Source: Le Vif

Cinq victimes belges sont à déplorer à l'heure actuelle dans le crash de l'avion de la compagnie Malaysian Airlines survenu jeudi après-midi en Ukraine. Mais c'est principalement des Néerlandais qui se trouvaient à bord. Par ailleurs "Beaucoup" des passagers se rendaient à la conférence Onusida en Australie.

Crash Malaysia Airlines: qui se trouvait à bord ?

© Reuters

Une des victimes néerlandaises était par ailleurs l'épouse d'une victime belge. Une personne malaisienne résidant en Belgique figurait également parmi les passagers. "Les pensées du ministre vont aux familles et aux amis des victimes à qui il tient à apporter son réconfort", peut-on lire dans le communiqué. Didier Reynders exprime également ses condoléances aux familles et aux amis des nombreuses victimes d'autres nationalités ainsi qu'aux autorités de leurs pays. Il s'est déjà entretenu avec son collègue néerlandais des Affaires étrangères Frans Timmermans. M. Reynders espère que l'enquête pourra éclaircir les circonstances du drame.

Après la nouvelle du drame, les Affaires étrangères ont ouvert le numéro d'appel 02/501 40 00 afin d'échanger des informations avec les familles inquiètes ainsi qu'avec les personnes en mesure de communiquer des nouvelles. Deux cent quatre-vingt-dix-huit personnes, dont cinq Belges et 173 Néerlandais, se trouvaient à bord de l'avion malaisien en provenance d'Amsterdam. De nombreuses autres nationalités étaient représentées au sein de l'avion malaisien : 27 Australiens, 23 Malaisiens, 11 Indonésiens, 6 Britanniques, 4 Allemands, 3 Philippins et un Canadien figureraient parmi les victimes.

"Beaucoup" de passagers allaient à la conférence sur le sida en Australie (Onusida)

"Beaucoup" des passagers se trouvant à bord de l'avion malaisien qui s'est écrasé jeudi en Ukraine étaient en route pour la conférence mondiale sur le sida qui démarre ce week-end à Melbourne (Australie), a indiqué vendredi le directeur d'Onusida.
"Mes pensées et mes prières vont aux familles de ceux qui ont disparu tragiquement à bord du vol MH17. Beaucoup de passagers étaient en route pour la conférence AIDS2014 ici à Melbourne", a écrit sur son compte Twitter Michel Sidibe, directeur d'Onusida, le programme qui coordonne l'action des agences de l'Onu pour lutter contre la pandémie.

Le chercheur néerlandais Joep Lange, ancien président de la Société internationale sur le sida, était vraisemblablement à bord de l'avion, abattu au-dessus de l'Ukraine par un missile selon des responsables américains. "Plusieurs chercheurs, militants et responsables étaient à bord du vol de Malaysian Airlines en route pour Melbourne", a réagi le professeur et activiste américain Gregg Gonsalves, lui aussi sur Twitter, citant le nom de Lange parmi les victimes. La Société internationale sur le sida, qui organise la conférence internationale sur cette maladie, a confirmé dans un communiqué que "plusieurs de nos collègues et amis" étaient en route pour Melbourne à bord de l'appareil. Cette conférence internationale se tient tous les deux ans et doit démarrer dimanche à Melbourne (sud).

Pour faire des économies ou être en famille, ils échappent au vol MH17

Alors que 298 personnes, dont au moins 173 Néerlandais et 5 Belges, ont trouvé la mort jeudi dans le crash du vol MH17, ceux qui n'ont pas embarqués, en retard, par soucis d'économie ou pour être en famille, n'en reviennent pas d'avoir échappé à ce vol funeste.

Quand Barry Sim s'est rendu compte qu'il n'embarquerait pas dans le même avion que son épouse Nour Azaani et leur bébé de 3 mois, il s'est plaint auprès de son agence de voyage. "Je voyage de préférence avec Malaysia Airlines et j'ai donc demandé à mon agent qu'il me mette sur le même vol que le reste de ma famille", explique Barry, cité par le quotidien Algemeen Dagblad. Mais l'avion étant plein, Barry n'a pas pu prendre un ticket sur le vol de midi en partance d'Amsterdam et décide donc de transférer les tickets de sa femme et de sa fille vers le vol du soir.

Maarten de Jonge, 29 ans, un cycliste professionnel pour le compte d'une équipe en Malaisie, a également échappé à la catastrophe. "Au dernier moment, j'ai choisi un vol qui partait dimanche parce qu'il était 300 euros moins cher. Il restait une seule place de libre, que j'ai immédiatement réservée", assure-t-il dans plusieurs médias néerlandais: "C'est donc vouloir faire des économies qui m'a sauvé la vie". Une autre famille, qui devait se rendre en Australie, via Kuala Lumpur, pour un enterrement est-elle arrivée trop tard à l'aéroport pour pouvoir acheter des tickets sur le vol MH17. "C'est un peu irréel", assure-t-elle à la télévision locale AT5.

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