Crash en Ukraine : les séparatistes garantiront la sécurité des experts si Kiev accepte une trêve

20/07/14 à 09:15 - Mise à jour à 09:15

Source: Le Vif

Les séparatistes prorusses vont garantir la sécurité d'inspecteurs internationaux sur le site du crash de l'avion malaisien sous leur contrôle dans l'est de l'Ukraine si Kiev accepte une trêve, a indiqué l'un des dirigeants dans un communiqué.

Crash en Ukraine : les séparatistes garantiront la sécurité des experts si Kiev accepte une trêve

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"Nous garantirons la sécurité d'experts internationaux sur le site si Kiev conclut un accord de cessez-le-feu", a déclaré Andreï Pourguine, "Premier ministre adjoint" de la république séparatiste de Donetsk autoproclamée (DNR). "Nous invitons Kiev à conclure immédiatement un tel accord avec la DNR au moins pour la durée de l'enquête sur le site" de la catastrophe, a-t-il souligné.

Cet appel risque de ne pas être suivi d'effet, le président ukrainien Petro Porochenko ayant demandé la veille à plusieurs dirigeants occidentaux qu'il avait eus au téléphone de reconnaître la DNR ainsi que la République populaire de Lougansk (LNR) comme "organisations terroristes".

"Nous ne voyons pas de différence entre les événements en Ukraine et le 11 Septembre aux Etats-Unis ou la tragédie de Lockerby" lorsqu'un avion assurant la liaison Londres-New York explosa en vol et causa la mort de 270 personnes en 1988, un attentat dont a été accusée la Libye de Mouammar Kadhafi, a souligné M. Porochenko samedi soir dans un entretien téléphonique avec le président français François Hollande. "Nous attendons une réaction commune du monde civilisé", a-t-il souligné, selon la présidence.

Plus de deux jours après la chute de l'avion assurant le vol Amsterdam-Kuala Lumpur, très probablement abattu par un missile, avec 298 personnes dont 192 Néerlandais à bord, les séparatistes empêchent l'accès au site aux responsables ukrainiens et aux inspecteurs internationaux.

Les Etats-Unis se sont alarmés samedi soir du manque de sécurité sur le site alors que le Premier ministre des Pays-Bas, Mark Rutte, a déclaré que le président russe Vladimir Poutine devait "prendre ses responsabilités à l'égard des rebelles" soutenus par Moscou.

Plus aucun corps sur le site principal du crash

Plus aucun corps n'est visible sur le site principal du crash de l'avion malaisien sous contrôle des séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, a constaté dimanche matin un journaliste de l'AFP.
Selon l'agence russe Ria Novosti, citant un employé des chemins de fer, les corps sont partis pour Donetsk à bord d'un train comprenant cinq voitures réfrigérées qui a quitté la gare de Torez, proche du site du crash.

Les voitures ont été auparavant inspectées par des représentants de l'OSCE qui ont constaté la présence de 198 corps, affirme l'agence russe. L'expédition des corps s'est déroulée sous le contrôle des combattants séparatistes, précise-t-elle.

Côté ukrainien, un porte-parole militaire a affirmé que les autorités de Kiev savaient où se trouvaient 38 corps, mais ignoraient où étaient les autres. D'après le journaliste de l'AFP sur le site du crash, les rebelles prorusses qui l'avaient gardé semblent l'avoir quitté. Les secouristes locaux sur place se sont refusés à tout commentaire.
On ne voit plus non plus de bâtons marqueurs des corps plantés dans les champs le long de la route. Des masques en papier et des gants en latex ont été jetés sur le bas-côté de la route.

Samedi soir, l'OSCE a indiqué avoir compté 55 sacs mortuaires et 55 marquages de corps ou restes humains sur ce site. Sur les côtés de la route, on pouvait voir une dizaine de brancards ayant probablement servi à transporter des corps.

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