Crash EgyptAir : des débris de l'avion trouvés en mer, le mystère reste entier

20/05/16 à 11:05 - Mise à jour à 13:31

Source: Afp

Des premiers débris de l'avion d'EgyptAir Paris-Le Caire ont été découverts vendredi en Méditerranée au large des côtes égyptiennes au lendemain de sa disparition en plein vol pour une raison qui reste totalement mystérieuse.

Crash EgyptAir : des débris de l'avion trouvés en mer, le mystère reste entier

© Reuters

L'hypothèse d'un attentat est sérieusement envisagée par l'Egypte et les experts en raison de l'absence totale de message de détresse émis par l'équipage avant la chute brutale de l'appareil. Plus de 36 heures après le drame, "des avions et des navires" militaires ont localisé "des effets personnels des passagers et des débris de l'appareil à 290 km au nord d'Alexandrie", a annoncé l'armée égyptienne. "Les recherches se poursuivent et nous sommes en train de retirer de l'eau tout ce que nous trouvons", a-t-elle ajouté.

Grâce à ces premiers débris, les autorités espèrent comprendre comment le vol MS804 a brusquement disparu des écrans radar alors qu'il survolait, sans problème apparent et dans un ciel clair, la Méditerranée orientale. L'Airbus A320 transportait 66 personnes.

"Toutes les hypothèses sont examinées mais aucune n'est privilégiée, car nous n'avons absolument aucune indication sur les causes", a déclaré vendredi matin le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault sur la chaîne de télévision France 2. Aucun élément ne permet en l'état de privilégier la piste d'un accident ou celle d'un acte terroriste.

La disparition de l'avion n'a été revendiquée par aucun groupe actif au Moyen-Orient, comme par exemple la branche égyptienne de l'organisation Etat islamique (EI) qui avait rapidement revendiqué l'explosion d'une bombe en plein vol dans un avion de touristes russes au dessus du Sinaï le 31 octobre. Les 224 occupants avaient été tués.

Tout en ne souhaitant "pas tirer de conclusions hâtives", le ministre égyptien de l'Aviation civile Ahmed Fathy avait estimé jeudi que "la probabilité" d'une "attaque terroriste" était "plus élevée que celle d'une défaillance technique".

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