Contacts avec la Russie: Donald Trump Jr. nie toute collusion

08/09/17 à 09:37 - Mise à jour à 09:35

Source: Afp

Le fils aîné du président américain, Donald Trump Jr., a été interrogé jeudi pendant environ cinq heures au Congrès, à huis clos, par une commission qui enquête sur les ingérences présumées de la Russie pendant la campagne présidentielle américaine.

Contacts avec la Russie: Donald Trump Jr. nie toute collusion

Donald Trump Jr. © REUTERS

Evitant les photographes grâce à des entrées interdites à la presse, le codirigeant de l'entreprise familiale est venu au Capitole pour répondre aux questions des enquêteurs de la commission judiciaire du Sénat, l'une de celles qui enquêtent sur la Russie. Plusieurs sénateurs sont également venus l'écouter, mais sans poser de question.

"J'ai répondu à toutes les questions posées par la commission sur ce sujet, ainsi qu'à toutes leurs questions portant sur d'autres sujets, jusqu'à la fin des questions de chaque camp" (démocrate et républicain), a-t-il déclaré dans un communiqué quelques heures plus tard. "Je suis certain que cet entretien satisfera leur enquête".

La raison principale de sa venue était sa rencontre, le 9 juin 2016 à la TrumpTower à New York, avec une avocate russe venue de Moscou et qui lui avait été présentée comme "avocate du gouvernement russe", Natalia Veselnitskaya.

Le fils Trump s'était déjà justifié, en juillet lorsque la rencontre a été révélée, en expliquant qu'il la croyait capable de fournir des renseignements compromettants sur Hillary Clinton.

Immédiatement, les détracteurs de M. Trump y avaient vu la preuve d'une tentative de collusion entre l'équipe de campagne du candidat et Moscou.

Mais Donald Jr. avait déclaré que Mme Veselnitskaya n'avait finalement pas d'information à donner. Elle-même avait nié être liée au Kremlin, qui a affirmé ne pas la connaître.

D'autres Russes, ainsi que le gendre et le directeur de campagne de M. Trump, avaient participé à la réunion.

Jeudi, le fils Trump a une nouvelle fois nié la moindre collusion. Il a expliqué, lors d'une déclaration liminaire obtenue par le New York Times, qu'il avait accepté l'entrevue avec l'avocate russe afin de vérifier si l'offre d'informations était sérieuse.

"S'ils avaient des informations relatives à l'aptitude, la personnalité ou les compétences d'un candidat présidentiel, je croyais devoir au moins les écouter", a déclaré l'héritier aux enquêteurs parlementaires. "Selon les informations qu'ils auraient eu, j'aurais pu consulter mes avocats afin de décider de la suite à donner".

"Finalement, mon scepticisme était justifié. La réunion n'a permis de produire aucune information de valeur et ne correspondait pas à ce qui avait été promis", a-t-il ajouté, selon le Times.

Cette réunion "est l'événement crucial", a souligné le sénateur démocrate Dick Durbin, qui est passé écouter l'interrogatoire.

Plusieurs commissions s'intéressent au premier cercle du président américain. Son gendre et conseiller, Jared Kushner, a été interrogé à huis clos en juillet.

Les élus veulent faire la lumière sur l'existence ou non d'une coordination entre des membres de l'équipe de campagne du républicain et la Russie, au détriment d'Hillary Clinton.

Ils envisagent de convoquer les différents protagonistes à des auditions publiques, mais rien n'a été programmé à ce jour.

Ces enquêtes parlementaires sont distinctes de celles menées par le procureur spécial Robert Mueller.

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