Conflit gazier: "l'Europe ne doit pas être prise en otage"

23/06/10 à 12:09 - Mise à jour à 12:09

Source: Le Vif

Gazprom a encore réduit ses livraisons de gaz au Bélarus de 60% aujourd'hui mais le transit de gaz vers l'Europe n'en est pas affecté, a annoncé le patron du groupe, Alexeï Miller.

Conflit gazier: "l'Europe ne doit pas être prise en otage"

© Reuters

"La partie bélarusse n'entreprend aucune action pour payer sa dette pour les livraisons de gaz russe. Et depuis le 23 juin 2010 à 10h00 du matin (08h00 heure belge), on limite les livraisons de gaz russe au Bélarus de 60%", a déclaré M. Miller, cité dans un communiqué. Toutefois, "le transit du gaz russe à travers le territoire bélarusse s'opère à plein volume et les utilisateurs n'auront aucun problème de livraison", a-t-il ajouté. Environ 20% du gaz russe consommé par l'Europe passe par des gazoducs situés au Bélarus.

L'Europe intervient
Le commissaire européen à l'Énergie, Günther Oettinger, a déclaré, lors d'une conversation téléphonique avec le ministre russe de l'Energie, Sergei Chmatko, et le vice-Premier ministre bélarusse Vladimir Semachko, que "L'Europe ne doit pas être prise en otage dans ce conflit. C'est une question entre le Bélarus et la Russie"


La Commission européenne a pour sa part proposé d'aider à faire circuler les informations "factuelles" entre les deux parties, a encore précisé la porte-parole du commissaire. "Nous demandons aux deux parties de coopérer de bonne foi pour résoudre le problème. La Commission s'attend à ce que les flux gaziers vers l'Union européenne en provenance de Russie ne soient pas affectés, qu'ils demeurent ininterrompus en direction de tous les Etats européens concernés, et que les obligations contractuelles soient respectées", a encore dit M. Oettinger.

Le géant gazier russe avait déjà réduit ses livraisons au Bélarus de 15% lundi, puis de 30% mardi. Il a indiqué qu'il pourrait aller jusqu'à 85% en l'absence d'accord. Les deux pays se réclament mutuellement autour de 200 millions de dollars, la Russie pour le gaz consommé, le Belarus pour le transit.

Le Vif.be avec Belga

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