Chili: sous Pinochet, Julio Iglesias et George Harrison étaient des moyens de torture

11/09/13 à 10:27 - Mise à jour à 10:27

Source: Le Vif

Certains morceaux de musique étaient utilisés à plein volume pour torturer psychologiquement les détenus des prisons et camps de concentration sous le régime de Pinochet.

Chili: sous Pinochet, Julio Iglesias et George Harrison étaient des moyens de torture

© Reuters

Julio Iglesias à plein volume, de la "torture auditive"? Des morceaux du crooner espagnol, de George Harrison et la bande-annonce d'Orange mécanique de Kubrick étaient utilisés à cet effet sous le régime de Pinochet, rapporte The Independent. La musique n'adoucit pas forcément les moeurs.

Katia Chornik de l'Université de Manchester a travaillé sur l'utilisation de la musique dans la dictature de Pinochet, après le coup d'État de 1973. Après enquête auprès d'anciens détenus dans les prisons et camps de concentration chiliens, My Sweet Lord figurait en tête de playlist. Les morceaux étaient passés au volume maximum des jours durant précise le Huffington Post. Certains titres servaient aussi de tapis sonore aux séances de torture physique, précise Katia Chornik.

La musique rassemble (aussi)

L'étude révèle aussi un aspect plus conventionnel de l'utilisation de la musique. Des détenus se souviennent avoir écouté des morceaux comme Morning Has Broken de Cat Stevens pour "se donner du courage" avant d'être torturés. D'autres disent avoir chanté et joué de la musique ensemble, dans les camps les moins violents.

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