Chelsea Manning, l'ancienne taupe de Wikileaks, risque l'isolement dans sa prison

14/08/15 à 07:18 - Mise à jour à 07:18

L'ancienne taupe de WikiLeaks Chelsea Manning fait l'objet d'une procédure disciplinaire dans la prison militaire américaine de Fort Leavenworth (Kansas, centre) qui pourrait lui valoir d'être placée à l'isolement, selon ses proches.

Chelsea Manning, l'ancienne taupe de Wikileaks, risque l'isolement dans sa prison

Chelsea Manning. © Reuters

Le site internet chelseamanning.org, animé par les soutiens de Chelsea Manning, a publié les charges qui pèsent sur l'ancienne taupe de WikiLeaks, qui doivent être examinées lors d'une audition mardi 18 août.

Chelsea Manning se voit ainsi reprocher un "comportement désordonné" lors d'un repas à la prison et un "manque de respect" à un gardien lors de cet incident, ainsi que la détention d'objets interdits comme un tube de dentifrice périmé, des livres et des magazines.

Chelsea Manning, qui suit un traitement hormonal pour devenir une femme, s'est vue notamment confisquer dans cette affaire le magazine Vanity Fair sur Caitlyn Jenner, l'ex-champion olympique américain qui change lui aussi de sexe, selon chelseamanning.org.

L'administration de la prison a précisé à Chelsea Manning qu'elle encourrait jusqu'à "l'isolement pour une durée indéterminée" pour ces faits, selon la même source.

L'armée de terre américaine (US Army) a confirmé de son côté à l'AFP que Chelsea Manning faisait l'objet d'une procédure disciplinaire, sans préciser les charges, ni les sanctions encourues.

"L'armée s'engage à assurer à tous ses soldats un traitement juste et équitable" dans ce type de procédure administrative, s'est bornée à indiquer Tatjana Christian, porte-parole de l'US Army.

Chelsea Manning a été condamnée à 35 années de prison pour avoir transmis plus de 700.000 documents confidentiels au site WikiLeaks, alors qu'elle était encore le soldat Bradley Manning.

Elle est devenue pour tous ceux qui la soutiennent un double symbole, incarnant à la fois la lutte contre les secrets des gouvernements et le combat des transgenres pour faire reconnaître leur différence.

Elle s'exprime régulièrement dans la presse via ses réseaux de soutien, notamment dans le Guardian dont elle est collaboratrice occasionnelle. Elle a également un compte Twitter, animé par ses proches.

Avec l'Afp

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