CETA : "Nous avons encore quelques petites difficultés entre Européens"

22/10/16 à 12:50 - Mise à jour à 12:49

Source: Belga

"Quelques petites difficultés entre Européens" subsistent à propos du traité de libre-échange entre l'UE et le Canada (CETA), a estimé samedi matin le ministre-président wallon Paul Magnette, à l'issue d'une rencontre avec le président du Parlement européen, Martin Schulz.

CETA : "Nous avons encore quelques petites difficultés entre Européens"

© Martin Bureau/Belgaimage

"Les négociations avec le Canada sur le CETA sont conclues et les problèmes qui restent concernent l'Europe", a souligné M. Schulz, qui s'est entretenu en matinée avec la ministre canadienne du Commerce, Chrystia Freeland, avant de recevoir M. Magnette et des représentants de la Commission européenne.

"Ces deux entretiens ont été très utiles et constructifs. Je suis très optimiste quant à la possibilité que nous trouvions une solution", a ajouté le président du Parlement, selon lequel aucun des problèmes actuels n'est impossible à résoudre.

Paul Magnette a, quant à lui, tenu à exprimer sa gratitude envers les partenaires canadiens pour leur grande patience face au temps dont les Européens ont besoin pour régler leurs problèmes.

"Je me réjouis que tout ce dont nous avons pu discuter avec nos amis canadiens aient pu conduire à un accord et que la partie avec le Canada ait été conclue", a-t-il souligné. "Les discussions que nous avons menées ensemble ont été très utiles et ont permis de déjà beaucoup améliorer le texte. Nous avons encore quelques petites difficultés entre Européens et il va donc encore falloir travailler et discuter dans les prochains temps", a-t-il précisé.

M. Magnette a souligné que l'enjeu du CETA, qui deviendra probablement un modèle pour les futurs accords négociés par l'UE, valait "la peine de prendre encore un peu de temps".

Vendredi après-midi, la ministre canadienne Freeland avait annoncé l'échec des négociations sur le CETA en raison de l'opposition de la Région wallonne au traité commercial. Samedi matin, elle a affirmé que son pays était prêt à signer le CETA, mais que la balle était désormais dans le camp de l'UE.

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