Catholiques et juifs s'apprêtent à célébrer leurs Pâques

06/04/12 à 15:43 - Mise à jour à 15:43

Source: Le Vif

Chrétiens, d'obédience catholique et protestante, et juifs s'apprêtaient vendredi en Terre sainte à célébrer leurs fêtes les plus importantes de l'année, les premiers marquant le Vendredi saint et les seconds Pessah, la Pâque juive.

Catholiques et juifs s'apprêtent à célébrer leurs Pâques

© Reuters

Fête majeure pour la communauté juive, la célébration de Pessah, qui donne lieu à de multiples rituels, commémore l'exode du peuple hébreu d'Égypte. Elle dure sept jours à compter du coucher du soleil vendredi.

Les chrétiens de l'Eglise latine (catholique romaine) de Terre sainte et les Eglises protestantes commémorent ce vendredi la crucifixion du Christ à Jérusalem.

Selon les Evangiles, Jésus, qui était juif, a été trahi quelques heures après avoir partagé le repas traditionnel de Pessah avec ses disciples. Condamné à mort par Ponce Pilate, il fut forcé de porter sa croix jusqu'au lieu de sa crucifixion sur le mont Golgotha, site d'une carrière où étaient creusés des tombeaux, en dehors des murs de la ville.

Chaque Vendredi saint, deuxième jour du Triduum pascal qui prendra fin dimanche, des dizaines de milliers de chrétiens du monde entier effectuent un pèlerinage dans la Vieille ville de Jérusalem, dans le secteur oriental à majorité arabe occupé par Israël depuis juin 1967.

A l'approche de ces fêtes, Israël a annoncé la fermeture, de vendredi à dimanche, des check-points permettant l'accès à son territoire depuis la Cisjordanie occupée, restreignant l'accès aux seuls cas humanitaires.

Comme chaque année, Israël a autorisé 500 chrétiens de la bande de Gaza à se rendre en Israël et en Cisjordanie occupée pendant les fêtes de Pâques. Plus de 20.000 chrétiens de Cisjordanie ont reçu un permis spécial pour visiter Jérusalem jusqu'à la fin de la semaine prochaine, selon un communiqué militaire.

Les chrétiens représentaient plus de 18% de la population de Terre sainte en 1948, à l'avènement de l'Etat d'Israël, mais ils ne sont plus aujourd'hui que moins de 2%.

Le Vif.be, avec Belga

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