Carla Bruni-Sarkozy sommée de rembourser les fonds publics utilisés pour créer son site

27/07/13 à 19:37 - Mise à jour à 19:37

Source: Le Vif

Le site de l'ex-première dame de France a coûté à l'Etat 410.000 euros comme l'épingle la Cour des Comptes. Toutefois, la fondation Carla Bruni dément toute 'utilisation de fonds publics.

Carla Bruni-Sarkozy sommée de rembourser les fonds publics utilisés pour créer son site

© Reuters

"Remboursez votre dette!" Le message de la pétition adressée à Carla Bruni-Sarkozyest sans équivoque. Et semble être entendu puisque à l'heure où nous écrivons ces lignes, ce sont quelque 64.000 internautes qui ont déjà signé l'appel.

En cause, l'utilisation de l'argent public, à hauteur de 330.000 euros en 2011 et de 80.000 euros en 2012, pour financer le site web de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy, structure dédiée à des oeuvres caritatives.

Une telle somme devrait être reversée à des associations caritatives L'information, révélée le 15 juillet dernier par un rapport de la Cour des comptes et relayée par le site Politique.net, a fait le tour des réseaux sociaux. Et poussé Nicolas Bousquet, un informaticien qui récuse, dans un entretien accordé au JDD toute démarche partisane, à lancer une pétition sur le site change.org pour exiger que la somme soit reversée à des associations humanitaires! La colère des internautes est d'autant plus grande que le site de la Fondation n'aurait pas dû coûter plus de "4000 euros", selon Nicolas Bousquet.

La fondation dément ces accusations Dans un communiqué publié sur son site, la fondation de l'ancienne Première dame dément tout financement public arguant que "tous les contenus visibles sur le site auraient été entièrement financés par la fondation et non par l'Etat".

Sollicitée par L'Express, la Fondation Carla Bruni-Sarkozy affirme qu'à "l'époque où Carla Bruni-Sarkozy était Première dame de France, le site Internet en question comportait deux parties dont l'accès était possible par une seule et même URL: une première partie financée par de l'argent public car correspondant aux activités officielles d'une Première Dame et une seconde relative à la fondation, financée par des fonds entièrement privés".

De son côté, la Fondation de France, qui abrite, entre autres, la Fondation Carla Bruni-Sarkozy, affirme n'avoir pas eu de "regard financier" sur la totalité du site Internet en question. "Les devis que nous avons eus en main et qui correspondaient à la partie du site Internet sur laquelle nous avions un droit de regard, étaient tous clairs et légaux", explique la Fondation de France.

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