Camille Lepage, journaliste française tuée en Centrafrique

14/05/14 à 15:29 - Mise à jour à 15:29

Source: Le Vif

L'Élysée a annoncé la mort de la journaliste française Camille Lepage qui effectuait un reportage en Centrafrique. La jeune femme a probablement péri dans un guet-apens. Le parquet de Paris vient d'ouvrir une enquête pour assassinat.

Camille Lepage, journaliste française tuée en Centrafrique

© Facebook

D'après son site Internet, la journaliste de 26 ans basée à Juba, au Soudan du Sud, travaillait pour l'AFP et le studio Hans Lucas. Elle accompagnait depuis une quinzaine de jours les "anti-balakas", les milices à majorité chrétienne .

"La dépouille de Madame Lepage a été trouvée lors d'une patrouille de la force Sangaris, à l'occasion d'un contrôle effectué sur un véhicule conduit par des éléments anti-balakas, dans la région de Bouar", précise l'Élysée. "Le chef de l'État a demandé l'envoi immédiat sur le site du drame d'une équipe française et de la police de la force africaine déployée en RCA. Tous les moyens nécessaires seront mis en oeuvre pour faire la lumière sur les circonstances de cet assassinat et retrouver les meurtriers de notre compatriote", poursuit la présidence de la République. François Hollande a encore indiqué que la photographe était "sans doute tombée dans un guet-apens".

Selon le site sceno.fr, Camille Lepage avait couvert la révolution égyptienne pendant l'été 2011 tout en écrivant pour un journal national Egypt Independent. Après l'obtention de son diplôme en journalisme, en juillet 2012, Camille s'était envolée pour le Soudan du Sud.

"Ma fille était exceptionnelle. Elle était passionnée par ce qu'elle faisait. C'était une vocation. Je savais qu'elle était en danger. Mais il faut s'y faire quand on est une mère" a déclaré sa mère ce mardi soir sur RTL.

La Centrafrique a sombré dans le chaos et les violences intercommunautaires, lorsque l'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, a pris brièvement le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014 dans un pays composé à 80% de chrétiens, multipliant les exactions. Surnommées "anti-balakas", des milices chrétiennes hostiles aux Séléka et plus généralement aux musulmans se sont formées, semant elles aussi la terreur parmi les civils.

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