Burundi: intimidations et violences

28/04/15 à 11:04 - Mise à jour à 11:04

Source: Belga

L'Union européenne a dénoncé "l'intimidation et la violence" au Burundi, demandant aux autorités de "garantir l'exercice pacifique des droits civils et politiques", alors que le pays est en proie à des violences depuis l'annonce de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat.

Burundi: intimidations et violences

© Reuters

"L'intimidation et la violence, les morts et blessés, l'arrestation de défenseurs de droits de l'Homme et la restriction des médias, le flux de réfugiés vers des pays voisins n'ont pas leur place dans un processus électoral", a affirmé un porte-parole du service diplomatique de l'UE. "Nous appelons tous les acteurs burundais à la retenue, tout en soulignant qu'il revient aux autorités de garantir l'exercice pacifique des droits civils et politiques, y compris le droit de manifestation et d'expression pour tous les acteurs politiques ainsi que pour la société civile et les médias". Les opposants à un troisième mandat présidentiel de Pierre Nkurunziza ont promis de poursuivre mardi les manifestations de protestation à Bujumbura, interdites et violemment réprimées par la police depuis dimanche. Les 28 "appellent" le président Pierre Nkurunziza à aborder la question de sa candidature "dans un esprit de réconciliation, dans l'intérêt du pays et en vue d'une solution respectueuse des accords d'Arusha" signés en 2000 et qui ont ouvert la voie à la fin de la longue guerre civile burundaise (1993-2006). "Les élections doivent être crédibles, inclusives et non-violentes", a demandé l'UE.

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