Brexit : May exclut de payer pour l'accès du secteur financier à l'UE

11/01/18 à 20:02 - Mise à jour à 20:02

Source: Belga

La Première ministre britannique Theresa May a affirmé jeudi son refus de payer pour l'accès au marché financier européen, au moment où elle tentait de rassurer les acteurs financiers de la City sur la transition post-Brexit.

Brexit : May exclut de payer pour l'accès du secteur financier à l'UE

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Theresa May a reçu dans l'après-midi à Downing Street, avec le ministre des Finances Philip Hammond, une quinzaine de hauts responsables du secteur financier, dont le directeur général de Barclays, celui de Deutsche Bank, le président d'HSBC ou encore le patron de Goldman Sachs pour l'Europe.

Il s'agissait de la première réunion de ce type depuis les progrès enregistrés fin 2017 sur les conditions du divorce entre Londres et Bruxelles.

Le secteur financier plaide de longue date pour une période de transition après le Brexit, prévue en mars 2019, afin d'éviter les perturbations liées au passage vers la nouvelle relation commerciale avec l'UE.

La sortie du marché unique signifie pour ces entreprises la perte du passeport financier qui leur permet de proposer leur produits sur le continent depuis le Royaume-Uni. Nombre d'entreprises se préparent au Brexit en obtenant des licences bancaires dans d'autres pays européens et en prévoyant de déplacer des activités et emplois vers des centres financiers du continent.

La rencontre avec Theresa May s'est déroulée après la publication par l'agence Bloomberg d'un article suggérant que l'Allemagne comptait demander au Royaume-Uni de payer pour que les sociétés financières puissent avoir accès aux marchés européens après le Brexit.

Downing Street a toutefois fermement écarté cette possibilité. "Nous ne paierons par pour l'accès au marché", a déclaré un porte-parole de Theresa May. Les négociations sur les futures relations commerciales doivent débuter au début de l'année, le gouvernement britannique ayant promis aux milieux d'affaires d'obtenir au plus vite un accord sur la période de transition, qui pourrait durer jusqu'à deux ans.

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