Brexit: la liberté de circulation des personnes "ne changera pas"

01/07/16 à 13:55 - Mise à jour à 13:55

Source: Afp

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a martelé vendredi à Bratislava que la libre circulation des personnes "ne changerait pas", alors que David Cameron suggère de la réformer dans le cadre des nouvelles relations entre Londres et l'UE.

Brexit: la liberté de circulation des personnes "ne changera pas"

Cameron et Juncker © REUTERS

"Si vous voulez avoir accès au marché intérieur vous devez en accepter toutes les conséquences", a répété M. Juncker, lors d'une conférence de presse en Slovaquie qui a pris le relais vendredi des Pays-Bas à la tête de la présidence tournante de l'UE.

Lors d'un sommet réuni cette semaine à Bruxelles, le Premier ministre britannique David Cameron a dit à ses futurs ex-partenaires européens qu'une réforme des règles de libre circulation des personnes en Europe serait la "clé" des relations post-Brexit entre le Royaume-Uni et l'UE.

Mais "la liberté de circulation des travailleurs, ça ne changera pas, c'est une liberté fondamentale de l'UE", a dit vendredi le chef de l'exécutif européen.

"Il n'y a pas de temps à perdre" pour déclencher la procédure de divorce entre Londres et l'UE, "parce qu'on ne peut pas laisser cette incertitude perdurer", a par ailleurs répété M. Juncker.

"Nous sommes d'accord très clairement: il ne peut y avoir aucune négociation" sur les futures relations entre le Royaume-Uni et l'Union, "même informelle, avant cette notification" par Londres, a aussi insisté le Premier ministre slovaque Robert Fico, lors de cette même conférence de presse.

M. Fico, dont le pays accueillera le 16 septembre à Bratislava un sommet européen à 27, pour évoquer l'avenir de l'UE sans le Royaume-Uni, a admis qu'il n'y avait pas "d'accord à 100%" avec la Commission sur la politique migratoire européenne.

La Slovaquie, qui a attaqué devant la justice européenne un plan de répartition obligatoire de jusqu'à 160.000 demandeurs d'asile dans l'UE adopté en septembre 2015, a appelé à "accorder aux Etats membres plus de flexibilité" pour dépasser les divisions européennes sur la question migratoire.

"Il faut un équilibre entre les Etats membres et les institutions européennes, il ne faut pas que l'une des deux parties domine", a dit M. Fico, se réjouissant de "l'espace pour des discussions informelles" entre les 27 qu'offrira le sommet de septembre, organisé "hors de Bruxelles", à Bratislava.

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