Brexit: Donald Tusk affirme que ce sera "l'Irlande d'abord"

08/03/18 à 21:25 - Mise à jour à 21:25

Source: Belga

Le président du Conseil européen Donald Tusk a mis en garde jeudi depuis Dublin le gouvernement britannique que les négociations sur le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne ne pourront pas progresser sans "solution réaliste" sur la question de la frontière irlandaise. "L'Irlande d'abord", a-t-il lancé à l'adresse de Londres.

Brexit: Donald Tusk affirme que ce sera "l'Irlande d'abord"

Donald Tusk © Reuters

Le gouvernement britannique avait réagi avec irritation quand l'Union européenne a affirmé il y a quelques semaines dans son projet d'accord de retrait que la réglementation en Irlande du Nord devrait rester calquée sur celle de l'Union européenne si le gouvernement britannique ne trouvait pas de solution pour éviter une frontière dure sur l'île d'Irlande. Pour Londres, cela reviendrait à rétablir une frontière douanière en mer d'Irlande.

"Nous respectons ce point de vue, mais nous attendons aussi que le Royaume-Uni présente une solution spécifique et réaliste pour éviter une frontière dure. Tant que le Royaume-Uni ne présente aucune solution, il est très difficile d'imaginer que des progrès soient enregistrés en terme de contenu dans les négociations. Si quelqu'un à Londres suppose que les négociations sur le Brexit s'occuperont d'autres sujets d'abord, avant de passer à la question irlandaise, ma réponse serait: l'Irlande d'abord", a déclaré Donald Tusk aux côtés du Premier ministre irlandais Leo Varadkar.

L'Union européenne et le Royaume-Uni devraient atteindre un accord au plus tard à l'automne sur le retrait, qui règle les conditions du divorce. Dans quelques semaines commenceront aussi les négociations sur les relations futures. Donald Tusk a à nouveau insisté à Dublin sur le fait que les services financiers ne peuvent pas faire partie d'un accord de libre-échange.

Selon Donald Tusk, l'Europe peut offrir qu'il n'y ait pas de tarifs ou de quotas après le Brexit pour le commerce des biens, mais "pour les services, on ne parle pas de tarifs, mais de règles communautaires et d'une surveillance communautaire". "Nous devons être clairs sur le fait que, en matière de services financiers, la vie sera différente après le Brexit", a-t-il encore commenté.

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