Birmanie: l'opposante Aung San Suu Kyi n'exclut pas un poste au gouvernement

15/01/12 à 10:01 - Mise à jour à 10:01

Source: Le Vif

L'opposante Aung San Suu Kyi n'a pas exclu d'accepter un poste au sein du gouvernement birman si elle était élue au parlement lors des élections partielles d'avril.

Birmanie: l'opposante Aung San Suu Kyi n'exclut pas un poste au gouvernement

© EPA

"Cela dépend des circonstances et cela dépend ministre de quoi", a déclaré la lauréate du prix Nobel de la paix en réponse à un journaliste qui lui demandait si elle accepterait un poste si on lui en proposait un.

Interrogée sur l'hypothèse du poste de ministre des Affaires étrangères, elle a ri, disant: "Je devrai réfléchir très sérieusement à ça".

Suu Kyi, libérée de résidence surveillée en novembre 2010 après avoir passé la majeure partie des vingt années précédentes privée de liberté, a annoncé son intention de se présenter aux élections
partielles du 1er avril.

La junte au pouvoir pendant près d'un demi siècle s'est auto-dissoute et a transféré en mars dernier ses pouvoirs à un nouveau gouvernement "civil", bien que contrôlé par d'anciens militaires. Cette nouvelle équipe dirigé par le président Thein Sein a multiplié les réformes spectaculaires ces derniers mois, permettant en particulier ce retour au coeur du jeu politique de Suu Kyi, dont la Ligue nationale pour la Démocratie (LND), parti dissous en mai 2010, vient officiellement de retrouver la légalité.

"Je peux dire que je fais confiance au président parce qu'il a tenu sa promesse (...) Il a rendu possible le réenregistrement de la LND", a souligné Aung San Suu Kyi.

L'UE récompensera la Birmanie pour ses réformes, assure Juppé

Le chef de la diplomatie française a assuré dimanche à Rangoun, après sa première rencontre avec Aung San Suu Kyi, que l'Union européenne répondrait en "termes concrets" aux récentes réformes spectaculaires du nouveau gouvernement birman.

"Comme le reste de la communauté internationale, nous avons observé avec beaucoup d'attention les signes positifs du président Thein Sein, y compris récemment", a-t-il déclaré. "Nous répondrons, la France et l'UE, positivement et en termes concrets à ces gestes significatifs", a-t-il ajouté, sans préciser si cela pourrait concerner les sanctions.

L'UE, qui a annoncé début janvier l'ouverture prochaine d'une représentation en Birmanie, avait légèrement allégé en avril dernier ses sanctions contre Naypyidaw. "Nous verrons comment (...) faire progresser le dispositif de sanctions au fur et à mesure que nous constaterons des progrès dans la démocratisation du régime", avait indiqué Juppé samedi en arrivant à Rangoun pour une visite historique, la première d'un ministre français des Affaires étrangères dans le pays.

Dernier geste en date, quelque 300 prisonniers politiques, dont des leaders du soulèvement populaire de 1988 et de la "révolte Safran" de 2007, réprimés dans le sang, ont été libérés vendredi.

LeVif.be, avec Belga.

En savoir plus sur:

Nos partenaires