Birmanie: Aung San Suu Kyi choisit un de ses fidèles pour la présidence

10/03/16 à 12:19 - Mise à jour à 12:20

Source: Afp

Ami d'enfance et confident ... Htin Kyaw a lié son destin à celui d'Aung San Suu Kyi: cet intellectuel respecté, qui va devenir président de la Birmanie à sa place, était à ses côtés au moment de sa libération en 2010.

Birmanie: Aung San Suu Kyi choisit un de ses fidèles pour la présidence

Htin Kyaw © Reuters

Après des mois d'attente, la lauréate du prix Nobel de la paix a finalement révélé le nom de celui qu'elle souhaite voir à la position qu'elle rêve d'occuper mais qui lui est interdite par un article de la Constitution héritée de la junte.

Ayant promis d'être "au-dessus" de ce président et de diriger le gouvernement, elle a choisi un homme de sa garde rapprochée, chargé d'agir selon sa volonté.

Fils d'un écrivain et poète birman renommé, Htin Kyaw est un ancien professeur, diplômé en économie, dont la vie a été marquée par l'histoire politique birmane des dernières décennies.

Et tout son entourage a embrassé la lutte pour la démocratie dans le sillage d'Aung San Suu Kyi et de sa Ligue nationale pour la démocratie (NLD).

Son père fut candidat de la NLD aux élections de 1988 - la junte n'a jamais reconnu l'éclatante victoire de la NLD - et son beau-père fut l'un des fondateurs du parti et l'un de ses porte-parole.

Sa femme, Su Su Lwin, est élue depuis 2012 à la chambre basse du Parlement.

Jamais élu, cet homme de 69 ans a eu une vie professionnelle variée: un temps professeur d'université, il a aussi travaillé dans l'industrie et occupé un poste au ministère des Affaires étrangères à la fin des années 1970.

Présent aux côtés d'Aung San Suu Kyi à sa libération en novembre 2010 lorsqu'elle adresse ses premiers mots à la foule devant sa maison, il se chargera de jouer à l'occasion les chauffeurs personnels pour elle.

Aujourd'hui, il est l'un des dirigeants de la Fondation d'Aung San Suu Kyi, qui vise à offrir des formations professionnelles dans les régions les plus pauvres du pays.

En juillet 2015, lors d'un entretien à l'AFP, il avait évoqué avec gravité les énormes besoins de son pays, encore sous le choc de près de 50 ans de dictature militaire et d'isolement. "Nous faisons beaucoup mais c'est une toute petite portion de ce dont la Nation a besoin", avait dit celui qui doit désormais être élu président dans les prochains jours.

En savoir plus sur:

Nos partenaires