Berlusconi se dit prêt à faire un pas en arrière si Monti est candidat

12/12/12 à 21:43 - Mise à jour à 21:43

Source: Le Vif

L'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi s'est dit prêt, mercredi à Rome, à se retirer en cas de candidature de Mario Monti aux prochaines élections législatives.

Berlusconi se dit prêt à faire un pas en arrière si Monti est candidat

© Reuters

"Si Monti était candidat pour être le chef" du centre-droit, "je ferais un pas en arrière" et "m'occuperais de mon parti", a déclaré M. Berlusconi lors de la présentation du dernier livre d'un de ses amis présentateur de télévision.

"Pour l'instant, je suis candidat au Palais Chigi", le siège du gouvernement, a-t-il confirmé. "Mon pas en avant ou en arrière (concernant la candidature au poste de Premier ministre) dépend de comment les choses évolueront", a dit M. Berlusconi.

Le Cavaliere s'est dit plutôt certain que "Monti n'adhèrera pas à l'idée de devenir un homme de parti, cela ne lui conviendrait pas". En revanche, si l'ex-commissaire européen devait accepter d'être le leader d'un "rassemblement des modérés, tout le camp des modérés adhèrerait à cette possibilité".

Silvio Berlusconi, qui a critiqué vertement ces derniers jours le bilan de son successeur, a toutefois affirmé avoir déjà proposé ce rôle à M. Monti mais que celui-ci avait refusé. "S'il changeait d'avis, je n'aurais aucun problème à retirer ma candidature, je pourrais accepter d'être le coordinateur (de l'ensemble du centre-droit, ndlr) ou même de n'être rien, seulement le chef de mon mouvement", a-t-il affirmé.

M. Berlusconi s'est dit convaincu de "pouvoir récupérer toutes les voix de 2008 qui ne sont allées à aucun autre parti et se retrouvent chez les abstentionnistes", s'appuyant sur des sondages qu'il a commandés.

Le Cavaliere, 76 ans, qui avait annoncé samedi son retour en selle pour une sixième candidature à la présidence du Conseil, a dit l'avoir fait "suite aux sollicitations" de ses troupes et à cause de promesses non tenues des centristes de Pier Ferdinando Casini. Selon lui, M. Casini aurait posé comme condition à une alliance avec le PDL de M. Berlusconi un retrait en coulisses du Cavaliere.

"Je n'ai aucune ambition d'aller de nouveau du Palais Chigi", a assuré le magnat des médias, en soulignant avoir battu des records de longévité au pouvoir, avoir participé "à des dizaines de sommets" et "assuré la présidence de l'Union européenne".

Belga

En savoir plus sur:

Nos partenaires