Benjamin Netanyahu donné favori des législatives en Israël

22/01/13 à 07:56 - Mise à jour à 07:56

Source: Le Vif

Les Israéliens se rendent aux urnes ce mardi pour élire leurs députés à la 19e Knesset. Le Premier ministre sortant de droite devrait décrocher un troisième mandat.

Benjamin Netanyahu donné favori des législatives en Israël

© Reuters

Les bureaux de vote ont ouvert mardi matin en Israël pour les élections législatives à la 19e Knesset, le Parlement du pays. Ils fermeront à 22h (20h GMT), avec un dispositif de sécurité renforcé. Les chaînes de télévision doivent publier leurs estimations dès la clôture.

Quelque 5,6 millions d'Israéliens votent pour renouveler leurs 120 députés et, selon toute vraisemblance, reconduire Benjamin Netanyahu. Selon les derniers sondages publiés vendredi, la liste très droitière rassemblant son parti le Likoud et le parti Israël Beiteinou de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman, est créditée de 32 à 35 sièges sur 120 à la Knesset, un recul pour ces deux formations qui comptaient dans le Parlement sortant 42 députés.

Cette liste a vu émerger sur sa droite les nationalistes religieux du Foyer juif de Naftali Bennett, proche des colons, star de cette campagne plutôt terne, à laquelle les sondages promettent jusqu'à 15 sièges. Au centre, le Parti travailliste (16 ou 17 sièges), Yesh Atid (10 à 13), et HaTnouha, le mouvement lancé par l'ex-ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni (7 ou 8), ne sont pas parvenus à s'unir.

Un risque d'isolement diplomatique

En tant que leader de la liste la plus forte, "Bibi" Netanyahu est donc quasi assuré d'obtenir un troisième mandat, le second consécutif. A son actif, le nationaliste libéral Netanyahu peut se targuer d'une économie comparativement en bonne santé, mais des nuages s'accumulent, avec un déficit budgétaire deux fois plus élevé que prévu pour 2012.

Sur le terrain international aussi, Bibi Netanyahu pourrait éprouver rapidement des difficultés. Promoteur actif de la colonisation, il devrait se retrouver sous pression de la communauté internationale, en particulier des Européens, pour renouer le dialogue, suspendu depuis septembre 2010, avec le président palestinien Mahmoud Abbas.

Obsédé par l'Iran, il n'a pas réussi jusqu'à présent à convaincre ses alliés, avant tout les Etats-Unis, de la nécessité d'une opération militaire contre les sites nucléaires iraniens. Pire encore, ses relations notoirement tendues avec le président américain réélu Barack Obama font courir à Israël un risque d'isolement diplomatique croissant.

En savoir plus sur:

Nos partenaires