Au Pays basque, la bataille des mémoires

03/05/18 à 10:35 - Mise à jour à 10:36
Du Le Vif/L'Express du 26/04/18

Six ans après l'annonce d'un cessez-le-feu par les nationalistes armés, les langues se délient peu à peu au Pays basque espagnol. Terroristes et victimes confrontent leurs visions de la violence aveugle pour laquelle l'ETA vient de demander pardon.

Rencontrer les assassins de son mari ? Maixabel Lasa ne l'avait jamais imaginé. L'idée est née dans les cellules de la prison de Nanclares, au Pays basque espagnol, où sont incarcérés une trentaine de repentis de l'organisation indépendantiste ETA, anciens adeptes de la lutte armée. " Ils ont ressenti le besoin de se rapprocher des familles de leurs victimes, explique-t-elle, le regard perdu dans ses pensées. " Son époux, Juan Mari Jauregi, ex-gouverneur de la province de Guipuscoa, a été abattu le 29 juillet 2000. Deux balles dans la nuque. Le socialiste de 49 ans avait quitté ses fonctions quatre ans plus tôt, mais demeurait dans la ligne de mire du groupe armé, doublement honni, comme représentant de l'Etat et comme membre d'un parti " espagnol ". Cet été-là, Maixabel et Juan Mari devaient célébrer leurs noces d'argent.
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