Au moins 48 morts dans un attentat à Bagdad

27/01/11 à 16:44 - Mise à jour à 16:44

Source: Le Vif

Cet attentat confirme la nette recrudescence des violences en Irak depuis 10 jours.

Au moins 48 morts dans un attentat à Bagdad

© Reuters

Bagdad a connu jeudi une nouvelle journée sanglante avec la mort d'au moins 48 personnes dans un attentat à la voiture piégée lors d'une cérémonie de condoléances dans un quartier chiite.

Cet attentat confirme la nette recrudescence des violences depuis 10 jours qui pose à nouveau la question de la capacité des forces irakiennes à contrôler le pays, à moins d'un an du départ des troupes américaines.

Une voiture piégée a explosé vers 13H30 locales près d'une tente installée dans le quartier chiite de Choula, où une famille recevait les condoléances de proches, au lendemain du décès d'une personne âgée.

Lorsque des policiers sont arrivés sur les lieux de l'attaque, des habitants du quartier en colère leur ont lancé des pierres pour protester contre l'inefficacité des services de sécurité, a indiqué un responsable du ministère de l'Intérieur. Des militaires ont ensuite été envoyés en renfort.

Peu après l'attentat, le Premier ministre Nouri al-Maliki, qui assure l'intérim à la Défense et à l'Intérieur, a ordonné l'arrestation du responsable de la sécurité de Choula, selon la chaîne publique al-Iraqiya.

Recrudescence de violence

Il s'agit de la journée la plus sanglante dans la capitale depuis le 2 novembre, quand 63 personnes avaient été tuées et près de 300 blessées par une dizaine d'attentats à la voiture piégée, principalement dans des quartiers chiites.

Ces dix derniers jours, au moins 181 personnes ont été tuées dans des attentats, soit davantage qu'au cours de tout le mois de décembre.

Ces attaques ont visé principalement les forces de sécurité et les pèlerins chiites, qui se sont rendus par millions dans la ville sainte chiite de Kerbala, à 110 km au sud de Bagdad, pour célébrer l'Arbaïn, qui marque la fin du deuil de 40 jours commémorant le martyre d'Hussein, fils d'Ali et petit-fils de Mahomet, en 680.
Cette recrudescence de violences contraste avec l'accalmie relative qui avait été observée après la conclusion en novembre d'un accord de partage de pouvoir qui a permis l'investiture d'un gouvernement en décembre, neuf mois après les législatives.

Le Vif.be, avec L'Express.fr

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