Live Attentat de Nice: 84 morts, 202 blessés dont 52 entre la vie et la mort

15/07/16 à 07:13 - Mise à jour à 16/07/16 à 23:00

L'attentat commis jeudi soir sur la Promenade des Anglais à Nice a fait 84 morts, dont 10 enfants, 202 blessés dont 52 en urgence absolue et 25 en réanimation, a indiqué vendredi le procureur de Paris, François Molins, au cours d'une conférence presse. L'auteur de l'attaque a été identifié comme Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, né en Tunisie il y a 31 ans et résidant à Nice. Il n'était pas fiché pour radicalisation.

Attentat de Nice: 84 morts, 202 blessés dont 52 entre la vie et la mort

François Molins, procureur de Paris qui chapeaute le parquet antiterroriste français. © AFP/Giuseppe Cacace

  • Les publications vendredi de l'EI ne mentionnent pas la tuerie de Nice

    Les communiqués et publications vendredi du groupe djihadiste Etat islamique (EI) ne mentionnent pas la tuerie de Nice qui a coûté la vie à au moins 84 personnes dans cette ville du sud-est de la France.

    Ni les communiqués de l'organisation extrémiste, ni l'agence Amaq liée à l'EI ni la radio des djihadistes ne mentionnent l'attaque qui, selon le procureur de Paris François Molins, correspond "très exactement aux appels permanents au meurtre" des djihadistes.

  • Cazeneuve ne confirme pas de liens entre le tueur et l'islamisme radical

    Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve n'a pas confirmé vendredi de liens entre le tueur de Nice, un Tunisien inconnu des services de renseignement, et l'islamisme radical, contredisant des propos du Premier ministre Manuel Valls.

    A la question "Est-ce que ce soir vous êtes en mesure de nous dire qu'il est lié à l'islam radical? ", Cazeneuve a répondu "non" lors d'une intervention sur la chaîne TF1, au lendemain de la tuerie qui a fait au moins 84 morts.

    Valls avait peu auparavant qualifié Mohamed Lahouaiej-Bouhlel de "terroriste sans doute lié à l'islamisme radical d'une manière ou d'une autre". "Oui, c'est un acte terroriste et nous verrons quelles sont les complicités", a-t-il déclaré vendredi soir sur la chaîne de télévision France 2.

  • Obama ordonne la mise en berne des drapeaux

    Le président des Etats-Unis a ordonné vendredi la mise en berne des drapeaux américains à la Maison Blanche et sur tous les autres bâtiments officiels du pays au lendemain de l'attentat de Nice.

    Obama s'est entretenu dans la matinée avec son homologue français. Dès jeudi soir, il avait exprimé sa solidarité avec la France, "plus vieil allié" des Etats-Unis. "Nous offrirons toute l'aide possible au peuple français dans cette période extrêmement difficile", a souligné de son côté Josh Earnest, porte-parole de l'exécutif américain.

  • Portrait du tueur de Nice: un homme taciturne, "très violent avec sa femme"

    Le camion évacué.

    Le camion évacué. © Belga

    Le Tunisien Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, 31 ans, l'auteur du massacre du 14 juillet à Nice (sud-est), est décrit par ses anciens voisins comme taciturne, violent envers son ex-femme et sans pratique religieuse affichée.

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  • Ostende prend des mesures en marge du championnat de feux d'artifice

    Des mesures de sécurité seront prises à Ostende, en marge du championnat de Belgique de feux d'artifice et en réaction à l'attentat de Nice. Par ailleurs, les drapeaux seront en berne dans toute la province de Flandre occidentale.

    "L'accès de véhicules dans les zones où il y aura beaucoup de badauds sera très limité", indiquent les services de la ville. "Les pompiers et les ambulances devant pouvoir accéder au site, il n'y aura pas d'obstacle physique mais l'entrée dans la zone sera rendue plus difficile et étroite. En outre, des contrôles routiers renforcés dans les rues seront pratiqués lors des feux d'artifice. Ces mesures sont appliquées depuis ce midi".

    Cà et là, les drapeaux sont mis en berne, notamment à Knokke-Heist et à Bredene.

    Un registre de condoléances a été ouvert à Ypres. "Nous voulons être solidaires avec la population niçoise et le peuple français", a déclaré le premier échevin Jef Verschoore. "Nous rendons ici hommage quotidiennement aux victimes de la Première guerre mondiale et nous cherchons chaque jour à savoir ce qui amène des individus à commettre de tels actes".

    Une soirée française est organisée à Courtrai ce vendredi, un moment de recueillement a été observé à 19h.

  • La voiture-bélier, un mode opératoire courant dans le conflit israélo-palestinien

    La voiture-bélier est un mode opératoire fréquemment utilisé par des terroristes palestiniens, indique André Darmon, franco-israélien et rédacteur en chef d'Israël Magazine. Mais ces attentats sont de plus petite envergure. De son point de vue, "l'attentat de Nice est absolument délirant" et une attaque de la sorte ne pourrait survenir en Israël.

    "La voiture-bélier est un mode opératoire très commun en Israël pour commettre des attentats", affirme M. Darmon, ajoutant que la difficulté réside dans le fait que ces attaques sont "difficilement prévisibles". "Mais un attentat de l'envergure de celui de Nice est impossible en Israël", selon lui. "Les lieux de rassemblement sont bouclés physiquement, par exemple, par un autobus. Par ailleurs, les Israéliens ont malheureusement pris l'habitude de ne pas tous s'agglomérer au même endroit. De ce point de vue, l'attentat de Nice est absolument délirant. En Israël, on a plutôt affaire à un individu qui roule sur un trottoir dans le but d'écraser deux ou trois soldats ou civils."

    Par ailleurs, les auteurs de ces attaques sont systématiquement abattus rapidement, ajoute M. Darmon. "Beaucoup de gens sont armés, et, surtout, formés. Ils savent maîtriser leur arme et surtout leurs nerfs."

    Le dernier attentat à la voiture-bélier a eu lieu le 4 mars dernier en Israël. Une Palestinienne a blessé un soldat israélien en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, et a été abattue par des soldats, avait indiqué l'armée israélienne.

  • La lutte antiterroriste rajoutée à l'agenda des ministres des Affaires étrangères de l'UE

    La lutte anti-terrorisme a été rajoutée sur demande de Paris à l'agenda des 28 ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne qui se réunissent lundi à Bruxelles.

    "A la demande de la France, les ministres (de l'UE) discuteront de la lutte contre le terrorisme lundi", a annoncé le service de presse du Conseil de l'Europe sur Twitter. Peu auparavant, la représentation permanente de la France auprès de l'UE avait fait part de la requête française sur son compte Twitter.

  • Possibles victimes belges

    Le ministre des affaires étrangères Didier Reynders craint fortement le décès de d'une compatriote d'origine russe, ainsi que d'une femme kazakhe résidant en Belgique.

    "Sur base des appels des familles, des témoignages récoltés et ce que nous disent les autorités françaises, nous avons des craintes pour la vie d'un Belge d'origine russe habitant la province d'Anvers, et pour une femme Kazakhe habitant elle aussi en province d'Anvers", a expliqué Didier Reynders à Oulan Bator où il participait au sommet Europe-Asie.

    Le centre de crise restera ouvert toute la nuit, de même que le numéro spécial mis en place pour les personnes sans nouvelles de leurs proches, le 02/501.40.00. Les Affaires étrangères sont en contact avec les familles depuis le début et une assistance leur est fournie, pour aller à Nice si elles le souhaitent.

  • Le tueur n'avait été condamné qu'une fois, pour avoir jeté une palette en bois sur un automobiliste

    L'individu a connu plusieurs procédures mais "n'a été condamné que pour un seul fait au mois de mai 2016" à une "peine avec sursis", pour un acte de "violence avec arme", a détaillé le ministre de la Justice français Jean-Jacques Urvoas.

    "Il s'agissait d'une altercation sur la voie publique entre deux automobilistes, dont lui, l'arme en question étant une palette de bois qu'il avait lancé sur son interlocuteur."

    "On le voit bien, ce sont des faits qui n'ont rien à voir dans leur densité, dans leur gravité et dans leur qualification pénale avec ce qui lui est aujourd'hui potentiellement reproché."

  • Bilan officiel: 84 morts, dont 10 enfants, et 202 blessés.

    L'attentat de Nice a fait 84 morts, "dont 10 enfants et adolescents", selon le procureur chargé de l'enquête.

    Au total, 202 personnes ont également été blessées dans cette attaque et 52 d'entre elles se trouvaient toujours entre la vie et la mort vendredi après-midi, a précisé le magistrat, François Molins, procureur de Paris qui chapeaute le parquet antiterroriste français. 25 sont en réanimation.

  • Les drapeaux belges en berne samedi

    Les drapeaux belges seront en berne samedi en signe de sympathie avec la France et les victimes de l'attentat de Nice. Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, a envoyé un courrier aux présidents des parlements, aux différents ministres, gouverneurs et bourgmestres formulant cette demande.

  • L'application d'alerte attentat a réagi avec plus de deux heures de retard

    Attentat à Nice - L'application d'alerte attentat SAIP a réagi avec plus de deux heures de retard

    Attentat à Nice - L'application d'alerte attentat SAIP a réagi avec plus de deux heures de retard © BELGA

    Il a fallu plus de deux heures à l'application SAIP (système d'alerte et d'information des populations) pour réagir après l'attentat de Nice qui a fait au moins 84 morts et 50 blessés graves jeudi soir. L'application avait été lancée le 8 juin dernier par le ministère français de l'Intérieur, juste avant l'Euro de football, pour permettre aux citoyens d'être alertés, via notification sur leur smartphone, en cas d'attentat ou de suspicion d'attentat.

    Comme en témoignent plusieurs captures d'écran relayées sur les réseaux sociaux et par le quotidien Le Monde, l'application SAIP a failli à sa mission, c'est-à-dire informer en temps réel d'une situation d'attentat.

    "Aucun incident en cours", pouvait-on lire sur l'interface de l'application qui a finalement émis son alerte attentat à 01h34 du matin, soit plus de deux heures après l'attaque du camion sur la Promenade des Anglais. Bien au-delà donc des quinze minutes nécessaires à la diffusion de ce genre d'information.

    La décision de l'envoi de notifications vers les smartphones revient au préfet concerné, expliquent plusieurs médias français. Comme le fait remarquer Le Nouvel Observateur, peu après minuit, cette même préfecture avait d'abord réagi en conseillant aux citoyens niçois de "rester à l'abri".

    Grâce notamment à un système de géolocalisation, cette application est censée prévenir et donner des consignes aux citoyens sur la façon de se comporter en cas d'attentat. Les responsables de Deveryware, le prestataire qui a mis au point l'application SAIP, ont été convoqués à 15h00 au ministère de l'Intérieur, a affirmé vendredi après-midi le journaliste de Télérama Olivier Tesquet.

  • Le Conseil de sécurité de l'ONU observe un moment de silence

    Le silence est tombé sur la salle du Conseil lorsque les ambassadeurs se sont levés, tête inclinée en signe de respect, avant le début d'une réunion portant sur la situation en Irak.

    Le Conseil de sécurité de l'ONU avait dès jeudi soir condamné "avec la plus grande fermeté (une) attaque terroriste barbare et lâche".

    Dans une déclaration unanime, ses 15 pays membres ont réaffirmé "que le terrorisme sous toutes ses formes représente une des plus graves menaces pour la paix et la sécurité internationales" et appelé tous les Etats "à combattre" cette menace "par tous les moyens", dans le respect des lois internationales.

    L'ambassadeur français auprès des Nations unies François Delattre a dit aux journalistes, avant la réunion, avoir reçu de nombreux messages de soutien pour la France.

    "Nous sommes en état de choc, un choc profond", a-t-il dit. "Mais en même temps, le mot clé c'est la détermination dans la lutte contre le terrorisme, à la fois au niveau national et international".

  • L'ex-femme du tueur en garde à vue

    L'ex-femme de l'homme qui a foncé jeudi soir dans la foule à Nice, tuant au moins 84 personnes, a été placée vendredi en garde à vue par les enquêteurs français, a-t-on appris de source policière.

    Les enquêteurs cherchent à établir les motivations de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, 31 ans, en auditionnant ses proches mais ils cherchent également à savoir si cet homme domicilié à Nice (sud-est), a pu bénéficier de l'aide d'un complice.

  • Déclaration de François Hollande (vidéo)

    François Hollande s'est exprimé après sa rencontre avec les blessés de l'attentat.

  • Beaucoup d'étrangers et d'enfants parmi les victimes

    Une "cinquantaine" de personnes sont entre la vie et la mort au lendemain de l'attentat de Nice (sud-est), qui a fait au moins 84 morts dont "beaucoup d'étrangers", a annoncé vendredi le président français François Hollande.

    "Il y a une cinquantaine de personnes qui sont encore en urgence absolue, c'est-à-dire entre la vie et la mort. Parmi ces victimes, il y a des Français, il y a aussi beaucoup d'étrangers venus de tous les continents et il y a beaucoup d'enfants, de jeunes enfants", a déclaré le chef de l'Etat.

  • "Une cinquantaine de personnes" entre la vie et la mort

    "Une cinquantaine de personnes" sont entre la vie et la mort a annoncé François Hollande. Il a également affirmé qu'il y a "beaucoup d'étrangers" parmi les victimes. "Les blessés ont surtout des images effroyables dans leur tête, ils souffrent dans leur chair parfois davantage pour cette souffrance psychologique (...) Beaucoup disaient qu'ils ne se rappelaient plus de rien seulement des corps déchiquetés qu'ils avaient sous leurs yeux", a-t-il déclaré, selon Le Figaro.

  • 30.000 personnes se trouvaient sur la Promenade des Anglais jeudi soir

    L'attentat s'est déroulé peu avant 23H00, alors que 30.000 personnes étaient massées sur la très touristique Promenade des Anglais pour la fête nationale. La Promenade des Anglais reste fermée "jusqu'à nouvel ordre", a confirmé la mairie.

  • Les déclarations des politiques étrangers (vidéo)

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